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Analyse

Petite enfance
Pourquoi les premiers moments comptent?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4853 Le 08/09/2016 | Partager
Une période décisive pour favoriser une vie plus saine
Une opportunité pour favoriser le développement économique du pays
La généralisation du préscolaire au Maroc face aux défis d’harmonisation et d’équité
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La stimulation des enfants dans l’environnement familial est décisive dans le développement des capacités de la petite enfance. Le Maroc reste en retard dans ce domaine par rapport à d’autres pays comme la Jordanie, la Tunisie ou encore la Mauritanie

«Les premiers moments de la vie comptent». C’est le cri lancé par l’Unicef pour alerter sur l’importance de renforcer la prise en charge de la petite enfance. Cette organisation onusienne, qui a tenu une conférence sud-sud, hier à Rabat, veut mutualiser les efforts des pays en développement pour favoriser un échange d’expertise dans ce domaine. L’objectif est d’assurer des réponses pertinentes aux problèmes dont souffrent les enfants dans le tiers-monde. Malnutrition, maladies post-natales, abandon scolaire… autant de symptômes des conditions difficiles auxquelles font face les enfants dans ces pays. Or, le développement de la petite enfance est décisif dans la construction de leur capacité à exploiter pleinement leur potentiel. C’est aussi une opportunité pour les Etats en termes de développement économique. Des études ont montré que l’investissement dans le développement des enfants à un âge précoce peut être rentable. Par exemple, «la garantie d’une année d’éducation dans le préscolaire pour tous les enfants d’un pays peut générer plus de 31 milliards de dollars par an dans son économie», selon Hirokazu Yoshikawa, professeur à New York University. Concrètement, il s’agit de mettre en place une série de politiques publiques, portant sur des aspects importants au développement de la petite enfance, notamment au niveau physique, cognitif et socio-émotionnel. L’idée est «de donner aux enfants des racines, notamment en termes de cultures traditionnelles et de connaissances diversifiées», a expliqué Sharon Lynn Kagann, professeur au National center for children de Columbia University à New York.

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Le Maroc est certes en avance par rapport à d’autres pays dans le taux d’accès au préscolaire. Mais des efforts sont encore nécessaires pour assurer la généralisation de la scolarisation, avec une harmonisation en termes de qualité et d’équilibre territorial

Le message de l’Unicef est on ne peut plus clair: la prise de conscience de l’importance du développement de la petite enfance est une urgence. «Les enfants ayant profité d’une prise en charge durant cette période mènent une vie plus saine et restent plus longtemps à l’école», a indiqué Regina De Dominicis, représentante de l’Unicef au Maroc. Aujourd’hui, 200 millions d’enfants de moins de 5 ans ne bénéficient pas des conditions d’évolution dont ils ont besoin, fait-on savoir. Le Maroc est certes en avance par rapport à d’autres pays de la région. Mais les mesures prises restent encore fragmentées. Le besoin d’une approche intégrée se fait sentir, pour assurer un meilleur impact. Rabat a lancé en 2014 une politique intégrée de protection de l’enfance, qui constitue «une stratégie multidisciplinaire pour lutter contre les abus, l’exploitation et la violence auxquels certains enfants font face», a rappelé Zakia El Midaoui, directrice de la Coopération au ministère des Affaires étrangères. Mais c’est au niveau du préscolaire que les efforts doivent être concentrés, vu son impact sur la construction des capacités futures des enfants. Plusieurs enfants des pays en développement souffrent de capacités d’apprentissage limitées. D’où le besoin de généralisation de l’accès au préscolaire, qui constitue l’un des principaux axes de la stratégie de réforme du système éducatif 2015-2030. Aujourd’hui, «plus de 735.000 enfants sont inscrits dans des établissements de l’enseignement préscolaire, soit 64% du total», selon les données présentées par Youssef Belkacemi, secrétaire général du ministère de l’Education nationale. Il est conscient du travail qui reste à faire. Surtout en termes «d’harmonisation, d’équité et d’égalité des chances».

Rentabiliser l’investissement de la petite enfance

Pour l’Unicef, «le développement de la petite enfance est l’investissement le plus rentable que peut faire un pays». C’est un moyen efficace de «briser le cycle de pauvreté». Surtout que cela favorise «une plus grande productivité à l’âge adulte», est-il indiqué. Les études sur la croissance montrent que «la période de la petite enfance est celle de la formation et de la constitution du capital humain futur». Le Souverain l’a signalé à plusieurs reprises dans ses discours: «Nos enfants sont notre véritable richesse». Au niveau international, des expériences menées dans des pays ont prouvé que «les jeunes enfants défavorisés bénéficiant d’une stimulation précoce de haute qualité, avaient des revenus jusqu’à 25% plus élevés à l’âge adulte».

 

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