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Culture

De «Sacrées graines» s’invitent à l’Institut des cultures d’islam

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4852 Le 07/09/2016 | Partager
13 artistes présentent leurs œuvres du 15 septembre au 15 janvier à Paris
Au programme autour de l’exposition: table ronde, atelier, débats, projections…
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«Ni, Ni, Ni» de Zoulikha Bouabdellah, qui est aussi l’affiche de l’évènement «Sacrées graines», est une série de 3 autoportraits à l’image des singes de la sagesse. Dans cette œuvre,  l’artiste utilise, à la place des mains, un couscoussier pour dénoncer le statut de certaines femmes arabes dominées par un système patriarcal  (Ph. Zoulikha Bouabdellah)

«Partout, la nourriture est un formidable vecteur du sentiment d’identification et d’appartenance à une communauté. Le temps du repas est celui du partage où se tissent les fils d’une intimité familiale ou amicale relevant de ce fameux vivre-ensemble», explique Bérénice Saliou, directrice artistique, culturelle et scientifique de l’Institut des cultures d’islam (ICI) à Paris. L’exposition «Sacrées graines» qui se tiendra du 15 septembre au 15 janvier, interroge ainsi «la portée symbolique d’un classique de l’alimentation méditerranéenne: le couscous, ou la graine, dans sa forme métonymique, et ses ressorts sociaux, culturels et politiques», selon les commissaires de l’exposition. A travers ce symbole, les artistes invités se l’approprient tout en en faisant une lecture contemporaine en posant un certain nombre de questions autour de l’exil, de l’immigration, de la transmission et du partage, de la mondialisation…
Parmi les 13 artistes participants à l’exposition, Mehdi-Georges Lahlou, franco-marocain, qui a souvent travaillé avec le couscous, présente son œuvre «The hourglasses», de fragiles sabliers de verres où s’égrène la semoule. Pour sa part, Laurent Mareschal fait allusion aux zelliges des demeures arabo-andalouses du XVIIIe et XIXe siècle, qu’il façonne en sumac, gingembre, poivre blanc, curcuma et thym. Une autre installation, celle de Yazid Oulab (Algérie) qui a créé une vidéo pour l’exposition. Celle-ci, projetée sur le sol, décline différentes manières de manger le couscous. Quant à l’artiste marocain, Younès Rahmoune, il invite à nouveau le spectateur à plonger dans son univers soufi, à travers l’œuvre «Baidaq/Loqma», lorsque la libanaise Ninar Esber présente une performance intitulée «La Bonne graine». Dans cette œuvre, elle trie des graines de maïs selon leurs couleurs, leurs tailles et leurs formes, un clin d’œil à la question des minorités. Chacun à sa manière, les artistes dépassent la question culinaire interrogeant l’exil, l’immigration, le vivre-ensemble… Pour approfondir le sujet avec les artistes et les commissaires d’exposition, une visite guidée est prévue le 17 septembre à 17h l’ICI Goutte d’Or.
En parallèle de l’exposition, «Sacrées graines» c’est également une programmation riche et diversifiée proposant des rencontres, des tables rondes, des débats ainsi que des ateliers. La musique ne sera pas en reste avec des concerts, des chants polyphoniques et des contes, tout comme le théâtre qui s’invitera avec «Teatro naturale? Moi, le couscous et Albert Camus», un spectacle racontant la rencontre d’un homme avec la Méditerranée et le roman «L’étranger», d’Albert Camus. Le cinéma sera également à l’honneur, avec au programme des projections de films, notamment «La graine et le mulet», d’Abdellatif Kechiche ou encore «Enta Habibi» de Youssef Chahine. Un hommage à Muhammad Ali ainsi qu’un défilé de mode sont également prévus parmi la soixantaine d’évènements au menu.
L’Institut des cultures d’islam appelé l’ICI, est un centre d’art contemporain dédié à la création et la diffusion des cultures contemporaines en lien avec le monde musulman. Son premier focus porte sur les arts visuels. Par ailleurs c’est aussi un lieu de création, de diffusion et d’échanges artistiques qui propose à son public de nombreux rendez-vous réguliers: concerts et arts de la scène, conférences et débats, projections… Réparti en deux espaces, l’ICI Goutte d’Or et l’ICI Léon, l’institut offre également des formations en langue, des ateliers culinaires, des visites guidées et gustatives sans oublier le café et le hammam!

 

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