×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Institut des beaux-arts: Les pistes d’autofinancement

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4850 Le 05/09/2016 | Partager
L’établissement pourra désormais facturer ses prestations
Une ouverture grâce au statut de Segma

C’est une première! L’Institut national des beaux-arts (INBA) de Tétouan se meut en prestataire. Parmi les services concernés par la rémunération: La formation et la formation continue spécialisée dans les arts, la location des espaces relevant de l’institut, les travaux de publication et de diffusion, le conseil dans le domaine de l’audiovisuel, la préparation et l’exécution de projets dans le domaine audiovisuel préparation et réalisation de tableaux et œuvres d’art ainsi que la vente des tableaux et œuvres d’art réalisées au sein de l’Institut. C’est ce qu’indique un bulletin officiel (BO n°6494 du 25 août 2016) qui renvoie par ailleurs à un arrêté conjoint des ministres de la Culture et des Finances pour ce qui est de la grille des tarifs des redevances.
L’Institut national des beaux-arts est souvent sollicité pour divers services notamment l’organisation d’ateliers spécialisés hors cursus universitaire destinés aux amateurs d’art, d’ateliers pour enfants, d’activités artistiques…  Il peut également être sollicité par des entreprises, des institutions publiques ou encore des communes pour des réalisations d’œuvres, des besoins d’expertise, des prestations d’art graphique, de design, d’édition… «Toutes ces prestations ont été offertes gracieusement jusqu’à ce jour. Dès à présent, l’école sera en mesure d’établir des contrats lui permettant de générer des revenus», explique Mehdi Zouak, directeur de l’Institut. Il a été proposé en 2016 que l’Institut soit transformé en un Service de l’Etat géré de manière autonome (Segma). Pour le moment l’INBA est habilité à vendre ses prestations, il ne reste plus qu’à déterminer la grille des tarifs par le ministre de la Culture et le ministre de l’Economie et des Finances. L’Institut pourra rédiger des contrats. «Les rémunérations seront reversées au ministère de la Culture qui les réinjectera dans le fonctionnement de l’école», précise le directeur.
«A travers le Segma nous avons pour objectif de multiplier le budget que nous accorde le ministère de la Culture par 3 ce qui nous permettra de s’autofinancer. Nous continuerons de recevoir les subventions de l’Etat, qui diminueront chaque année. Par exemple l’année prochaine ce dernier versera les 2 tiers du budget, l’autre tiers sera couvert avec ces contributions», souligne le directeur de l’Institut. Par ailleurs, Mehdi Zouak a également noté que dans ce cadre des gratifications sont également à prévoir pour les étudiants. A travers cette initiative,  l’INBA ambitionne d’être compétitif, indique le directeur.  «Nous ne sommes pas là pour concurrencer les prestataires déjà présents sur le marché mais nous tenons à améliorer le rendement de l’Institut à travers cet esprit d’entrepreneuriat qui permet d’intégrer la dimension professionnelle chez l’étudiant», indique-t-il.
A noter que l’Institut national des beaux-arts de Tétouan a déjà signé plusieurs conventions avec de grandes institutions comme Tanger Med, la CDG, la commune de Tétouan…

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc