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    Politique

    Des parlementaires turcs en mission de damage control

    Par Amine ATER | Edition N°:4844 Le 26/08/2016 | Partager

    En pleine purge, le gouvernement turc assure une opération de «damage control» au niveau international. En témoigne la tournée qu’a effectuée une délégation parlementaire multipartite au Maroc. Le principal objectif de cette visite était de rassurer les partenaires d’Ankara quant à la stabilité politique du pays. «Cette tentative de complot n’a fait que souder l’opinion publique et les différentes tendances politiques turques. Je tiens à rappeler que les premiers à m’avoir appelé, alors que les putschistes bombardaient le Parlement, étaient des parlementaires marocains», précise Ali Ercoskun, président du groupe turc de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (UpM). Selon les membres de la délégation, le but réel des instigateurs du coup d’Etat avorté était de «provoquer une guerre civile». La tentative de putsch du 15 juillet dernier a été orchestrée selon Ankara par un groupe de militaires au sein des forces de sécurité qui seraient affiliés à l’organisation du Fetö, plus connue sous le nom de Confrérie Gülen (du nom de son fondateur Fetullah Gülen, exilé en Pennsylvanie aux Etats-Unis). «Gülen est à l’œuvre depuis 1970, les membres de l’organisation estiment que leur guide est le Mahdi Mountadar. Le but des Gülenistes était de noyauter les services secrets, la police et la justice. Il y a 4 ans, la confrérie donnait une image de tolérance et d’ouverture pour mieux asseoir sa présence», explique Ercoskun. De l’aveu des membres de la délégation parlementaire, il y avait, jusqu’à 2012, une alliance entre la confrérie et l’AKP (Justice et développement) qui en plus d’influence a permis au Fetö de placer ses hommes dans l’appareil de l’Etat. «Un assainissement des forces de sécurité, notamment l’armée, était prévu pour le 1er août. Ayant eu vent de cette opération, les partisans de Gülen ont été obligés d’agir dans la précipitation», confie un membre de la délégation. Selon les autorités turques, des membres de la confrérie Gülen ont essayé de s’implanter au Maroc via des œuvres sociales, culturelles et médicales. Un mode opératoire qui serait utilisé au niveau mondial. «Certaines personnes ont abusé de l’aide de l’ambassadeur pour animer des prétendues activités culturelles et de bienfaisance. Des projets qui ont tourné court vu la coopération sécuritaire renforcée entre nos deux pays depuis 4 ans», soutient le président de la délégation. En plus de rassurer sur la stabilité du pays, la délégation turque a également tenu à présenter ses hommages et condoléances aux proches de Jawad Merroun, un ressortissant marocain ayant perdu la vie le 15 juillet. «L’Etat turc compensera la famille et proches  du martyr et facilitera les démarches pour le rapatriement du défunt», précise Ercoskun.

     

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