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    International

    Etonnante alliance entre la Turquie et la Syrie

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
    Ankara et Damas alliées de circonstance contre Daech
    Mais le gouvernement turc veut aussi neutraliser les milices kurdes

    C’est un incroyable retournement d’alliance auquel on assiste en Syrie. L’armée turque a lancé une opération visant le groupe Etat islamique (EI) de Jarablos se trouvant dans la zone frontalière de la Turquie. Elle bénéficie de fait du soutien des troupes gouvernementales syriennes qui concentrent aussi leurs attaques sur la même cible. Dans cette zone, l’armée turque bombarde aussi les miliciens kurdes syriens, qui eux-mêmes combattent Daech avec l’appui  de la coalition.
    Ces offensives coïncident avec la visite de Joe Biden, vice-président américain, en Turquie. Les entretiens avec Recep Tayyib Erdogan et le Premier ministre, Binali Yildirm, porteront, entre autres, sur la crise syrienne et l’enquête sur le présumé instigateur du putsch raté du 15 juillet, Fethullah Gulen, exilé aux Etats-Unis et dont Ankara réclame l’extradition.
    Quelques jours avant le lancement de cette offensive, Ankara avait annoncé vouloir être un acteur important dans toute démarche qui pourrait évincer l’EI de Syrie. L’opération déclenchée, mercredi 24 août, est la mieux élaborée depuis le début du conflit. «Je pense que la menace jihadiste sera éradiquée dans un court délai», a déclaré Efkan Ala, ministre de l’Intérieur turc.
    Les réelles motivations d’Ankara à soutenir son voisin sont pourtant claires. Elle veut faire obstacle aux milices kurdes qui souhaitent prendre le contrôle de la zone frontalière entre les deux pays. Le ministre de l’Intérieur l’a souligné dans une déclaration: «La Turquie ne permettra pas que sa sécurité soit menacée et prendra toutes les mesures nécessaires». «Nous ne tolérerons pas que des organisations terroristes s'en prennent à notre pays», a-t-il ajouté.
    En effet, la Turquie redoute toute tentative des Kurdes en Syrie -qu’elle considère comme des groupes terroristes- de créer une entité territoriale tout au long de sa frontière.
    De son côté, la Russie déploie ses forces militaires en faveur du régime syrien mais sans pour autant détériorer ses bonnes relations avec les Kurdes. D’ailleurs, Moscou a été l’initiateur des pourparlers pour un cessez-le-feu dans la région afin d’éviter l’humiliation des forces gouvernementales.

     

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