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    Courrier des Lecteurs

    Santé et mutuelles, liaisons dangereuses

    Par L'Economiste | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager

    ■ Un combat légitime!

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    Je défends fermement la position des professionnels de la Santé qui ont pu obtenir gain de cause dans ce combat (NDLR: pour exclure les mutuelles de la prestation des soins de santé). En effet, si l'amendement proposé par une douzaine de conseillers avait été validé par le parlement, il aurait chamboulé tout le système de la santé, car il aurait fallu changer au moins 6 lois qui régissent ce système et particulièrement  l'article 44 de la loi 65-00 qui interdit aux mutuelles de gérer l'assurance maladie et d'offrir des prestations de santé ainsi que certains articles de la jeune loi 131-13 qui vient d'être publiée dans le bulletin officiel. Je prendrai certains exemples pour que le citoyen marocain comprenne ce qui allait être une grande supercherie. Tout d’abord, les médecins sont soumis à une lourde et nécessaire procédure pour ouvrir un cabinet ou une clinique. En effet, celui-ci doit être autorisé par le SGG sous couvert du ministère de tutelle et du conseil de l'ordre. Qu'en serait-il pour la mutuelle? Qui va l'autoriser? D’autre part, les cabinets médicaux et les cliniques sont régulièrement soumis à des contrôles de la part du Conseil de l'ordre, du ministère de la Santé et des médecins contrôleurs de la CNOPS et de la CNSS. Comment seraient contrôlées les cliniques des mutuelles? Est-ce qu'on peut être juge et partie? N'y aurait-il pas conflit d'intérêt? Rien que ces deux exemples montrent que le combat mené par la coalition formée par les intervenants de la santé et appuyée par monsieur le ministre de la santé  et les différents conseils ordinaux (médecins, pharmaciens et dentistes) était  légitime.
    Dr Mohammed H.

    ■ Conflit d’intérêt
    Je veux réagir à l’éditorial de Nadia Salah du 17 août 2016 concernant les médecins. Franchement, moi je préfère que les mutuelles ne fassent pas dans la prestation de soins. Je suis médecin, mais je comprends très bien qu’il peut y avoir des conflits d’intérêt entre ceux qui ordonnent l’achat de médicaments et ceux qui vont les rembourser par la suite. Ces conflits ne peuvent être qu’au détriment des malades. Pouvez-vous me répondre?
    Dr Aziz El B.

    Cher lecteur, merci d’avoir exprimé votre point de vue. Vous avez raison, il y a un risque de conflit d’intérêt si une mutuelle a le droit de devenir prestataire de soins ou partenaire d’un prestataire de soin. Mais cette situation est une donnée constante dans l’ensemble des professions médicales. Et on sait le maîtriser dans le cas des mutuelles et des compagnies d’assurance. Ce même risque est en réalité constant dans toutes les professions que la loi juge nécessaire d’encadrer (avocat, notaire, architecte, banquiers, assureurs…). Il est présent dans chacun des actes de toutes ces professions. Va-t-on pour autant interdire à l’assureur d’évaluer le risque qu’il assure? Va-t-on enregistrer et diffuser les entretiens qu’un avocat tient avec son client pour être sûr que son conseil est exempt d’intérêts  cachés? Ces craintes sur le conflit d’intérêt ont bouché l’horizon. Le résultat a été qu’encore une fois, une fausse bonne idée a fait reculer la réforme de la Santé au Maroc. Prenons les choses dans l’autre sens. Qui s’occupe de protéger les praticiens et leurs clients  des conflits d’intérêt vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques, des laboratoires d’analyses, des cliniques, des spécialistes… On leur fait confiance, on a raison pour l’immense majorité d’entre eux… sauf pour ceux qui ne  méritent pas cette confiance… Et là nous sommes complètement désarmés, car il est bien plus difficile de surveiller un praticien tout seul dans le secret de son cabinet que les comptes d’une mutuelle soumis à son autorité de tutelle.
    N.S.

                                                                                 

    ■ Piscine olympique de Tanger: Quelle honte!
    J’ai été choqué d’apprendre que le toit de la piscine olympique de Tanger s’est récemment effondré à cause de la force des vents violents qui se sont abattus sur la région.  C’est tout simplement honteux! Ne sommes-nous pas capables de construire en 2016 des bâtiments solides et aux normes? Fort heureusement, l’incident s’est produit de nuit et n’a donc pas fait de victimes!
    A.O.

    ■ Effondrements à Casablanca: Trop c’est trop!
    Les effondrements à Casablanca deviennent de plus en plus fréquents. Le dernier en date, plutôt grave, a eu lieu dans le quartier populaire de Sbata. Pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise, les professionnels ont préconisé de déléguer la gestion des autorisations d’urbanisme à une entreprise privée ou à une SDL. Je salue cette initiative, mais ce n’est à mon sens pas suffisant pour changer la donne. Il faudrait également multiplier les opérations de contrôle dans le secteur et bannir totalement tous les matériaux non conformes. Agissons et au plus vite! La vie de nos concitoyens en dépend!
    P.S.

    ■ Handicapés: Belle initiative dans la fonction publique!
    J’ai particulièrement apprécié l’article sur l’intégration de la fonction publique pour les handicapés paru le 22 août. L’on y apprend en effet que le gouvernement vient de rendre public un décret rendant possible l’accès des personnes à besoins particuliers à des postes dans l’administration. Il ne s’agira pas d’un recrutement direct, mais ce dernier reposera sur la réussite d’un concours spécifique. Je trouve personnellement que cette nouvelle est excellente pour le pays. Intégrer les citoyens handicapés au marché du travail témoigne du degré de développement atteint par le Royaume. Désormais, cette catégorie de la population sera beaucoup moins marginalisée qu’auparavant et pourra travailler comme tout autre citoyen normal. Un grand bravo!
    J.C.
    ■ Permis moto: Enfin!
    Enfin un changement qui pourrait améliorer sensiblement la sécurité routière ! Les propriétaires de deux-roues ont désormais l’obligation d’avoir un permis de conduire. C’est en tout cas ce que nous apprend l’article sur le sujet paru le 19 août dernier.  Une obligation récemment introduite dans le nouveau code de la route et qui s’applique aussi aux propriétaires de quads de moins de 50 cm3. Je pense personnellement que cette réforme permettra clairement de rendre nos routes plus sûres.
    En effet, bon nombre de motards conduisent sans respecter les dispositions du code de la route et sont parfois impliqués dans de graves accidents. A Marrakech, par exemple, les deux roues sont nombreux et occasionnent de nombreux accidents. Néanmoins, rendre obligatoire le permis pour moto ne suffit pas. Il faut réaliser des campagnes médiatiques de sensibilisation à la bonne conduite de ces moyens de circulation particulièrement dangereux.
    H.A.

                                                                                 

    Code de la route: Une réforme bienvenue

    ■ Le changement de mentalités s’impose!
    Ce ne sont pas des amendements du code de la route qui vont réduire les accidents et le taux de mortalité sur nos routes (plus de 11 morts par jour!). Certes, le code est important, mais il faut opérer un changement de mentalités. Fini les passe-droit, les contrôles à la tête du client, l’incivisme... L’essentiel du changement est d’ordre culturel. Le reste passe aussi par les agents de contrôle qui doivent être exemplaires, loin de tout soupçon et surtout incorruptibles. Bien évidemment, la signalétique, l’état des routes et les infrastructures sont tout aussi importants. Le niveau d’éducation et de sensibilisation des citoyens est capital. Bref, c’est une chaîne où tous les maillons sont indissociables. L’un ne va pas sans l’autre.
    A.R.
    ■ Il était temps que ça change!
    Comme nous l’apprend l’article sur le sujet paru le 18 août dernier, la version remaniée du code de la route vient d’être promulguée au Bulletin officiel du 11 août. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y aura du changement! Ainsi, le téléphone au volant est désormais interdit. Son utilisation mais également sa consultation feront perdre un point à l’automobiliste concerné ! Par ailleurs, les contraventions liées aux «fautes» graves, dont notamment la conduite en état d’ivresse ou encore la circulation en sens interdit, seront qualifiées de circonstances aggravantes en cas d’accident. Je pense qu’il était largement temps de durcir les sanctions à l’égard des automobilistes imprudents, mettant en danger la vie d’autres usagers de la route ! A côté de ces durcissements, des mesures d’«allègement» ont également été introduites. Les amendes seront ainsi revues à la baisse et le dispositif de mise en fourrière sera moins contraignant pour les conducteurs. Ainsi, il en sera fini de la mise en fourrière pour motif de stationnement! Des changements que je salue ouvertement. En effet, les prix des amendes sont beaucoup trop élevés si l’on les compare au niveau de vie moyen d’un marocain. Le processus de mise en fourrière était quant à lui laborieux et trop sévère à mon sens!
    A.O.

    Cher lecteur, l’article 112 du code de la route relatif à la mise en fourrière en cas «de stationnement irrégulier ou dangereux en l’absence du conducteur ou le refus d’exécuter l’ordre de l’agent verbalisateur pour cesser l’infraction» n’a pas changé dans la version finale de la loi. Par conséquent, l’administration peut toujours ordonner la mise en fourrière de 24 heures d’un véhicule mal garé. La durée peut être supérieure selon la gravité de l’infraction.
    H.E.

     

     

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