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    Régions

    Meknès veut valoriser la biomasse oléicole

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
    «Transformer» les grignons et sous-produits… en gasoil
    Une nouvelle ressource pour la production d’énergie
    Les premiers pas de la future «greencity» du Maroc
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    L’amélioration de la compétitivité de la filière oléicole passera aussi par la valorisation des co-produits de l’olivier (Ph. YSA)

    Sensible au développement durable, Meknès a aussi son mot à dire en matière d’économie d’énergie. La capitale ismaïlienne a abrité dernièrement une rencontre sur les enjeux et les opportunités du développement durable de la filière oléicole marocaine.
    Organisée par l’Agropôle olivier de l’ENA-Meknès, en partenariat avec l’Université internationale d’Andalousie (UNIA), sous le thème «Elaboration de l’huile d’olive de qualité et gestion des co-produits de l’olivier», cette rencontre a démontré que la valorisation de la biomasse ou les sous-produits de l’olivier (industriels et agricoles) est la condition sine qua non pour concevoir un plan de production oléicole durable. Parmi les thématiques débattues, figurait «la maîtrise des nouvelles technologies et des innovations de trituration des olives et de valorisation des co-produits de l’olivier». In fine, les conférenciers ont prôné une oléiculture durable respectueuse de l’environnement. Car, selon eux, «les grignons d’olive, la pulpe, les noyaux, pâte sans noyaux et bois de taille, constituant la biomasse de l’olivier, sont autant de sous-produits qui ouvrent la voie à de nouveaux usages à intérêt croissant pour les technologies de transformation en énergie». La biomasse de l’olivier pourrait constituer ainsi une solution alternative pour le déficit énergétique mondial après transformation par les technologies de cogénération et de gazéification, en permettant la production d’une quantité non négligeable d’énergie verte. Cette énergie présente des avantages énormes, tels qu’une faible émission de CO2 par rapport aux énergies fossiles, la création d’un dynamisme territorial à travers les emplois qui pourraient être engendrés en faveur des acteurs locaux et un coût d’investissement compétitif. Pour mieux l’exploiter, il est primordial d’aborder la formation professionnelle des responsables techniques impliqués dans le processus aux exigences des bonnes pratiques de production d’huile d’olive de qualité (pratiques de récolte, de trituration, de stockage, de filtration et de conditionnement). A ce propos, les innovations technologiques oléicoles actuelles préconisent le système de trituration à 2 phases, en conformité avec les lois environnementales en vigueur au Maroc. «En revanche, le traitement des sous-produits de l’olivier issus de ce système devra, lui, faire l’objet d’une attention particulière puisque non concordant avec ces mêmes lois et connaît un important retard», explique-t-on. En tout cas, ces sous-produits pourraient constituer une ressource non négligeable pour la production d’énergie. Le secteur oléicole qui génère une très grande quantité de sous-produits de l’olivier durant la trituration pourrait faire de ces sous-produits non traités une ressource grandement exploitable pour la production de l’énergie.
    En tout cas, grâce à de tels projets, Meknès pourrait devenir une future «greencity». Avec une capacité de trituration de plus de 5.000 tonnes d’olives par jour et des infrastructures industrielles de traitement des sous-produits de l’olivier (Olea Food, Ikhlass Maroc vert, etc.), la cité ismaïlienne dispose d’un gisement de biomasse annuel de plus de 200.000 tonnes, soit l’équivalent de 30 % de la facture annuelle de l’électricité de Meknès, estimée à 200 millions de DH, d’après les  données du projet «Olea Green Meknès» dont l’étude est en cours de réalisation (dans le cadre de la convention Meknès-Jaen/Espagne).

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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