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    Tourisme
    Turquie, Brésil, France: Les grands perdants

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
    Attentats, risques politique et économique … les causes
    Malgré tout, une progression de 3,1% est prévue en 2016

    Le tourisme devrait contribuer moins que prévu à la croissance économique dans les pays où les attentats et les risques géopolitiques sévissent. C’est le cas en France, en Turquie et au Brésil, d’après une nouvelle analyse du  World Travel and Tourism Council (WTTC) sur l’impact du voyage et du tourisme dans l’économie. En effet, il faut s’attendre à de mauvais résultats en Amérique latine à cause de la crise économique et politique. La contribution du tourisme au PIB du Brésil va reculer de 1,6% cette année, en dépit de l’effet positif des Jeux Olympiques. Les attentats survenus à Paris, Bruxelles et Nice ont causé une baisse de la demande de voyages à destination de l’Europe.
    Première destination mondiale, la France devrait pâtir de la baisse de régime du tourisme. La contribution de l’activité touristique au PIB français va progresser de 1,1% cette année, contre une précédente prévision de 2,9%.
    Selon les méthodes de calcul du WTTC, le secteur du tourisme a rapporté 80,4 milliards d’euros à l’hexagone en 2015 (soit 3,7% de son PIB). Si les attentats de Paris et de Nice ont marqué les esprits, les intempéries et les grèves ont aussi accentué la crise. Le nombre de touristes étrangers au pays a chuté de 7% depuis le début de cette année, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères et du Tourisme Jean-Marc Ayrault. A Paris, les arrivées de touristes étrangers étaient en baisse de 17% sur un an le week-end du 15 août. Les difficultés économiques de certains pays comme la Russie ou le Brésil ont aussi contribué à faire baisser le nombre de touristes étrangers. Tout n’est pas négatif cependant. Ayrault a évoqué par exemple des taux de remplissage record dans certaines villes hôtes de l’Euro 2016 de football, organisé en France du 10 juin au 10 juillet, avec des chiffres d’affaires en hausse de 70% pour les hôtels à Lens et Lille (nord), ou Saint-Etienne (sud-est).
    Autre maillon faible, la Turquie, affectée par les attentats à répétition et la tentative du coup d’Etat. La contribution du tourisme au PIB devrait s’y contracter de 3,2%. A Ankara, le secteur subit aussi les coups du terrorisme, des tensions avec la Russie et surtout de la proximité du conflit syrien.
    Malgré les nombreux défis que le secteur Voyage et Tourisme a rencontré au cours des six premiers mois de 2016 (croissance fragile, défis économiques liés au Brexit…), le secteur se montre résistant à l’échelle mondiale.  En 2016, l’activité touristique devrait enregistrer une croissance de 3,1% (dépassant la croissance économique mondiale, estimée à 2,3%).
    Il faudra compter un nombre toujours plus important de voyageurs en provenance d’Asie, en particulier de Chine et d’Inde. Malgré les attentats, les voyageurs ne se désistent pas. Mais ils ont changé de destinations, selon les experts. L’Asie du Sud mène la croissance à 5,9%. Le tableau reste positif aussi en Afrique et au Moyen-Orient (3,7%).
    Le World Travel and Tourism Council met l’accent aussi sur l’impact de la décision du Brexit. Cela montre que le secteur au Royaume-Uni devrait bien résister en 2016 avec une croissance de 3,6%. Le ralentissement de la croissance des dépenses intérieures et une baisse projetée des vacances seront compensés par une augmentation des dépenses au pays par les visiteurs internationaux en raison du taux de change favorable.

    Impact sur le Maroc

    Dans un chapitre dédié au Maroc, le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) livre des statistiques. En 2015, les revenus générés par le secteur voyage et tourisme étaient de 75,5 milliards de dirhams, soit 7,7% du PIB. Pour 2016, il est prévu une hausse de 2%. D’ici 2026, ces revenus croîtront de 4% par an pour atteindre les 113,9 milliards de dirhams, d’après les prévisions. En termes de contribution directe à l’emploi, le secteur en a généré à fin 2015, 731.500 postes (soit 6,8% de l’emploi total). Cela devrait augmenter de 0,4% en 2016. Dans dix ans, le secteur représentera 863.000 emplois directs (6,8% de l’emploi total), une hausse de 1,6% par an. En termes d’investissements, le secteur du voyage et du tourisme devrait avoir attiré 35,3 milliards d’investissement en 2015 (soit 12,4% de l’investissement total). Il faudrait s’attendre à une évolution de 3,9% en 2016 puis de 4,1% par an au cours des dix prochaines années pour atteindre les 54,9 milliards de dirhams (12,6% du total).

     

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