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    Les enjeux d’une transition

    Par Hannibal WATCHI | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
    Une avancée importante pour la sécurité sanitaire des aliments
    Les recours possibles
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    Dr Ahmed Essadki, président de l’AEFS (African Experts of Food Safety) et membre de la prestigieuse American chemical society (Ph. AE)

    Du nouveau dans les indications sur la composition des denrées alimentaires commercialisées au Maroc. Désormais, les produits préemballés achetés pourront enfin renseigner le consommateur sur les composants et intrants des produits. Pour mieux comprendre la motivation et les modalités de mise en place de cette nouvelle réforme, Dr Ahmed Essadki, président de l’AEFS (African Experts of Food Safety) et membre de la prestigieuse American chemical society, décrypte les enjeux de cette transition.
     
    - L’Economiste: Quels recours possibles pour le consommateur non satisfait?
    - Dr Ahmed Essadki:
    La loi 28-07 est on ne peut plus claire. C’est au producteur, fabricant ou à l’importateur qu’incombe la responsabilité lorsqu’un article alimentaire est avarié ou reconnu frauduleux ou encore falsifié sur le marché et en cas de problème causé à un tiers. En soi, c’est un grand acquis car dans les textes qui remontent au Protectorat, c’était aux services de la répression des fraudes que revenait le soin de veiller sur la qualité des produits. La loi prévoit en effet des sanctions à l’encontre des fraudeurs. Le problème se pose plutôt lorsqu’on veut prouver  la fraude. Sauf exception, ce sont habituellement les associations de protection des consommateurs qui dénichent ce type de malversations. Sur ce terrain, le Maroc a encore du travail à faire.

    - Désormais, les mentions telles que «riche en fibres» ou «faible teneur en sucre»  seront réglementées. Est-ce un moyen de contrer  les messages qui incitent à l’achat d’impulsion?
    - Les publicités mensongères il y en a et continueront d’exister. Certains pays ont trouvé des astuces. L’industriel intéressé de faire passer une publicité est appelé à indiquer si son message a été refusé dans un autre pays et pourquoi? Cela permet de profiter de l’expérience des autres, qui ont les moyens d’effectuer des vérifications au laboratoire, dans la littérature ou ailleurs pour bloquer efficacement les publicités mensongères. Le Maroc devrait adopter cette approche qui ne coûte rien et qui a fait ses preuves.

     - Comment veiller à la stricte application de cette nouvelle mesure?
     - La surveillance de toute la chaîne alimentaire est du ressort de l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires) pour la qualité et la salubrité des produits comprenant l’étiquetage. L’instance sanitaire a du pain sur la planche. En tant que président de l’AEFS, je peux vous dire que le Maroc est perçu par les autres pays africains en tant que leader en la matière. Or un leader doit doubler d’efforts  pour conserver sa position.o
    Propos recueillis par Hannibal Watchi

     

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