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    International

    Indice mondial de l’innovation 2016
    Le Maroc devance de loin ses voisins nord-africains

    Par Hannibal WATCHI | Edition N°:4837 Le 17/08/2016 | Partager
    Le Royaume se classe à la 72e place
    Il dépasse la Tunisie, l’Egypte et l’Algérie
    Environnement institutionnel, capital humain et recherche, infrastructures… les critères
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    La Suisse, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Finlande et Singapour arrivent en tête du classement de l’Indice mondial de l’innovation 2016. Globalement, des écarts subsistent entre les pays développés et les pays en développement. Les responsables politiques sont de plus en plus conscients du rôle que joue l’innovation dans la création d’une économie dynamique et compétitive

    Le Maroc fait un pas en avant en matière d’innovation. Avec un score moyen de 32,26 points, il vient en effet de gagner six places au classement mondial 2016 de l’innovation publié le 15 août, en se positionnant au 72e rang sur un total de 128 pays. D’après l’indice mondial établi conjointement par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’INSEAD, le Royaume figure parmi les économies à revenu intermédiaire moyen les mieux classées au regard des critères principaux d’analyse comme la qualité de l’innovation et les dépenses en la matière. Ces performances confirment les avancées enregistrées par le Maroc en termes de propriété industrielle.
    Parmi les critères pris en compte par ce classement, la bonne performance concernant les actifs immatériels (36e mondial), et ce notamment grâce aux indicateurs relatifs aux dépôts de marque par origine et PIB (36e) et aux dessins et modèles industriels par origine et PIB (8e place). D’après l’étude détaillée, la force du Maroc serait aussi la qualité de ses infrastructures, classées 45e mondiales. Les principaux indices analysés sont les technologies de l’information et de la communication (TIC), les services en ligne des institutions gouvernementales ou encore l’e-participation. En revanche, il est plutôt moyen quand il s’agit du capital humain (61e) ou de création de la connaissance (78e). Le secteur où le pays perd beaucoup de points dans la moyenne est la sophistication du business, comprenant la connaissance des travailleurs, les relations pour l’innovation et l’absorption des connaissances. Il se classe 125e, presque en fin du tableau.
    A l’échelle régionale, le Royaume se positionne avec la Tunisie (77e) en peloton de tête à l'échelle de l'Afrique du Nord, devant l’Egypte (107e) et l’Algérie (113e). Il arrive toutefois derrière le Qatar (50e), le Koweït (67e) et le Liban (70e). L’analyse montre que le Maroc se hisse au top 3 africain du classement, après l’ile Maurice et l’Afrique de Sud et premier en Afrique du nord.
    L’indice est calculé à partir de nombreuses données portant sur l’état du pays dans différents secteurs tels que l’environnement institutionnel, le capital humain et la recherche ou encore le rendement de la technologie et de la connaissance. En se concentrant sur l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale, force est de constater que sur les cinq pays de cette région les mieux classés, deux sont membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG): les Emirats arabes unis (41e) et le Royaume d’Arabie saoudite (49e). Plusieurs pays membres du CCG sont en train de diversifier leur économie après plusieurs décennies de dépendance au pétrole. Ceci en se tournant davantage vers des sources de croissance diverses, fondées sur l’innovation. L’objectif étant de combler certaines lacunes dans des domaines tels que les institutions et le perfectionnement des marchés et des entreprises.
    Concernant la tête de liste, arrivent les pays les plus innovants tels que la Suisse, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Finlande et Singapour. Ce qui marquera l’attention cette année, c’est l’entrée de la Chine dans le top 25. Ceci est une première, du fait que jamais un pays à revenu intermédiaire n’est parvenu à rejoindre le groupe des pays hautement industrialisés qui occupe habituellement le haut du classement. Cette progression, la Chine la doit à ses résultats positifs en matière d’innovation et d’utilisation d’indicateurs améliorés.
    L’innovation nécessite des investissements permanents.  Avant la crise de 2009, les dépenses en recherche‑développement (R&D) augmentaient chaque année de 7% environ. Les données 2016 indiquent que la R&D mondiale a augmenté de 4% seulement en 2014. Ce chiffre résulte du fléchissement de la croissance dans les pays émergents et du resserrement des budgets consacrés à la recherche dans les pays à revenu élevé. Cette situation demeure une source de préoccupation.

     

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