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    Economie

    Tourisme: L’ordonnance de l’OCDE

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4835 Le 15/08/2016 | Partager
    Formation professionnelle, compétitivité des entreprises, diversification de l’offre
    Plus de visibilité à la destination sur Internet
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    Marrakech figure dans le top 10 des destinations préférées par les Français pour le week-end de l’Assomption, selon une analyse établie par le comparateur d’hôtels Trivago.fr.  Cette année le 15 août (Assomption) tombe un lundi ce qui offre l’occasion pour de nombreux Français de partir pour un séjour prolongé avant la rentrée (Ph. Jarfi)

    Dans une conjoncture économique difficile et un contexte régional assez perturbé, la destination Maroc fait preuve de résilience. Les arrivées et les nuitées ont enregistré respectivement un léger repli de 0,5% et de 0,9% au terme du premier trimestre. Pour dynamiser le secteur touristique, l’OCDE vient de livrer ses recommandations pour la destination marocaine. «Les institutions chargées de développer le tourisme au Maroc doivent respecter le Contrat programme qui définit la stratégie touristique nationale, vision 2020, pour la période 2010 à 2020», recommande l’OCDE dans son étude «Tendances et politiques du tourisme 2016». Un point de repère pour mesurer l’efficacité des pays dans leur soutien à la compétitivité, l’innovation et la croissance du secteur.
    Même si plusieurs programmes ont été mis en œuvre, de nombreux chantiers doivent encore être érigés en priorité afin d’améliorer ses performances. L’organisation fait ainsi référence à l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, le renforcement de l’attractivité du secteur pour les jeunes et la compétitivité des entreprises touristiques.
    Le Maroc doit aussi donner davantage de visibilité à la destination sur Internet, diversifier l’offre et déployer le suivi en matière de durabilité. Le ministère du Tourisme a annoncé fin juillet la mise en place d’une nouvelle stratégie digitale pour le secteur. Pour l’équipe de l’OCDE, le Maroc reconnaît que «dans un environnement où la concurrence fait rage et dans un contexte économique mondial difficile, la qualité de l’expérience touristique joue un rôle décisif». Une attention particulière a donc été

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    Marrakech figure dans le top 10 des destinations préférées par les Français pour le week-end de l’Assomption, selon une analyse établie par le comparateur d’hôtels Trivago.fr.  Cette année le 15 août (Assomption) tombe un lundi ce qui offre l’occasion pour de nombreux Français de partir pour un séjour prolongé avant la rentrée (Ph. Jarfi)

    accordée à l’hébergement et à la mise en place d’un programme de qualité, notamment un système de classement destiné à faire en sorte que la qualité de service corresponde aux attentes des touristes. Cependant, si le système est obligatoire, de nombreux établissements fonctionnent en dehors de ce dernier, relève l’OCDE. Ce qui a des conséquences en termes de qualité, engendre une concurrence déloyale et nuit à l’image de la destination. Pour y remédier, le gouvernement a instauré pour les prestataires de services d’hébergement un programme de qualité qui prévoit des audits.
    Le tourisme est l’un des principaux moteurs de l’économie au Maroc. A fin 2014, le secteur a employé 505.000 personnes (4,7% de l’ensemble des emplois) et contribué à hauteur de 61,9 milliards DH au PIB (6,7% du PIB total). La consommation touristique intérieure s’est élevée à 105,5 milliards DH. Ce sont 82.000 personnes qui ont été employées dans l’industrie des services de restauration et de consommation de boissons. Et près de 34.000 dans le transport de voyageurs. Aussi, 22.300 occupaient un poste dans l’industrie des agences de voyages et des autres services de réservation.  A fin 2014, le Maroc comptait 3.180 hôtels et établissements assimilés.  
    A mi-parcours de la vision 2020 (qualifiée par l’OCDE de  modèle touristique unique en son genre) qui ambitionne 20 millions de touristes et 85 milliards de dirhams de recettes, le Royaume en a attiré à peine la moitié. Aujourd’hui, ces objectifs ont été revus à la baisse (cf. notre édition N° 4784 du 31/05/2016). L’ambition de cette vision est de doubler la taille du secteur et la capacité d’hébergement, avec la création de 200.000 nouveaux lits. Cette nouvelle capacité d’accueil devrait permettre de doubler les arrivées de touristes (originaires d’Europe et des pays émergents). Un total de 470.000 nouveaux emplois directs seront créés sur l’ensemble du territoire national (1 million d’ici 2020). Les recettes touristiques devraient atteindre 140 milliards de dirhams en 2020 (soit un montant cumulé de 1.000 milliards).

    L’économie collaborative, une niche

    L’essor rapide des flux de touristes internationaux, les nouvelles tendances de la consommation, la numérisation de l’économie, les questions sécuritaires et l’adaptation au changement climatique sont quelques-uns des grands enjeux auxquels le secteur du tourisme mondial est confronté. Pour cela, il est nécessaire de promouvoir la fluidité des transports et s’adapter à l’économie collaborative, selon les experts de l’OCDE. Cette dernière a connu une croissance exponentielle ces dernières années. Selon PricewaterhouseCoopers, elle devrait représenter 335 milliards de dollars à l’horizon 2025. La progression rapide des plateformes pair-à-pair et collaboratives transforme le marché du tourisme et offre au voyageur de nouvelles possibilités d’hébergement, d’activités et de modes de déplacement. Les plateformes d’économie collaborative ont opté pour des modèles économiques variés, qui pour certains sont étroitement calqués sur les activités commerciales traditionnelles, tandis que d’autres font appel à la fibre communautaire des usagers.

     

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