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    Economie

    La rentabilité financière des assureurs s’effrite

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4835 Le 15/08/2016 | Partager
    Elle s’est établie à 9,1% en 2015
    L’indicateur a amorcé son trend baissier depuis 2010
    La crise de la Bourse explique en partie cette situation
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    La faiblesse du tissu économique n’offre pas assez d’opportunités d’investissement aux compagnies d’assurances, ce qui limite leur choix entre l’actif taux et les actions. Deux marchés qui dominent la structure des placements

    La rentabilité financière des compagnies d’assurances reste sous pression.  Elle s’est élevée à 9,1% en 2015, en recul de 0,8 point selon le rapport sur la stabilité financière. Elle a entamé son mouvement baissier depuis 2010. Or, c’est un indicateur qui est particulièrement surveillé par les investisseurs. Le recul de la rentabilité l’année dernière s’explique en partie par la baisse des produits financiers des compagnies. Au-delà de la couverture des risques, les assureurs ont un second métier d’investisseur. Le portefeuille de placement a atteint 127 milliards de DH à fin 2015. Près de la moitié, plus exactement 43% des capitaux sont placés sur le marché actions. C’est là, la source des «maux de tête» des assureurs.  La Bourse s’est installée dans un cycle négatif depuis 2008. «Leurs placements restent surexposés au risque actions», note Bank Al-Maghrib. L’exposition des entreprises d’assurances principalement sur des secteurs solides (banques, télécoms, ciments) permet de mieux résister à la baisse du marché ces dernières années. En même temps, les opportunités de placement sont rares sur les autres compartiments du marché financier. En dehors des bons du Trésor et des obligations privées de très bonne signature (les banques notamment), les assureurs ont moins d’options. Les opportunités dans l’immobilier se raréfient. D’ailleurs, les compagnies ont significativement réduit leur allocation en faveur de ce secteur. Les placements immobiliers représentent à peine 1% des investissements de la profession.
    De toute façon, les opérateurs seront appelés à réduire la voilure en Bourse. Aujourd’hui, les risques encourus sur ce marché ne sont pas pris en compte dans le calcul de la solvabilité. Les assureurs ont bien résisté à l’épreuve des stress tests menés récemment par le régulateur. Le ratio de solvabilité qui prend en compte uniquement le risque de souscription est ressorti à 408%. En intégrant notamment le risque de marché, le ratio est moins confortable. D’ici 2017, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps) va instaurer de nouvelles règles de calcul de la solvabilité qui prendront en compte les risques encourus par les assureurs sur le marché financier. Selon les premiers tests, certaines compagnies auront besoin de renforcer leurs fonds propres ou de revoir leur politique d’investissement.
    Pour rappel, la croissance a été au rendez-vous pour l’assurance en 2015. Le secteur a vu son chiffre d’affaires progresser de 7% l’an dernier à 30,4 milliards de dirhams. Une performance soutenue par un bond de 12% de l’assurance vie. La branche a collecté près d’un milliard de DH de primes supplémentaires par rapport à l’an dernier.

     

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