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    Economie

    Balance alimentaire: L’excédent se maintient

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4833 Le 11/08/2016 | Partager
    Il s’élève à 8 milliards de DH avec l’UE
    A fin juin, l’agro-industriel a crû de 9%
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    Depuis 2011, et dans le cadre de l’accord agricole avec l’UE, le solde de la balance alimentaire est resté excédentaire, malgré un recul en 2014. L’année précédente, le Maroc a exporté 21 milliards de dirhams contre 13 milliards de produits importés

    Au premier semestre 2016, la balance  alimentaire continue de dégager un solde commercial excédentaire. La situation s’explique par la dynamique de l’export. Il a porté sur 25,5 milliards de dirhams, soit une évolution de 7% par rapport à la même période de l’année précédente. Et cela suite à la progression des exportations des produits de la pêche qui ont enregistré une hausse de 28% à 2 milliards de dirhams. S’y ajoutent les produits de l’agroalimentaire qui ont affiché une amélioration de 9% pour atteindre plus que 13,5 milliards contre 12,5 milliards de dirhams en 2015.  D’autre part, les produits provenant de l’agriculture et de la sylviculture ont réalisé une petite hausse de 0,3% par rapport à l’an dernier.
    S’agissant des importations alimentaires, elles ont atteint, durant les premiers six mois de cette année, 23,2 milliards de dirhams, soit une hausse de 14% par rapport à 2015. Les approvisionnements en produits céréaliers représentent 10,4 milliards de dirhams  contre 8,8 milliards de dirhams un an auparavant. Cette hausse s’explique par l’accroissement des importations de blé (19%) et l’orge (0,7%)  qui s’est atténué par la baisse des achats de maïs. Cette situation  coïncide avec  une récolte céréalière  qui est annoncée assez faible. Les prévisions de production des trois principales céréales, à savoir l’orge, le blé tendre et le blé dur, font état de 33,5 millions de quintaux, soit un plongeon de 70% par rapport à la précédente campagne agricole. Cette dernière avait enregistré une production de 115 millions de quintaux. Quelle que soit la saison agricole, et pour faire face à ses besoins, le Maroc importe chaque année l’équivalent de 43 millions de quintaux dont l’essentiel est composé du blé tendre. Sur le marché international, le prix du blé se situe en moyenne à 161 contre 201 dollars la tonne à fin juin 2015.
    En ce qui concerne le solde de la balance alimentaire dans le cadre de l’accord agricole avec l’Union européenne (UE), il affiche un excédent sur les cinq dernières années.  Selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib, en 2015, il a atteint 8 milliards de dirhams contre 5 milliards de dirhams un an auparavant, soit 1% du PIB. Les exportations vers l’UE ont connu une croissance moyenne quasi-nulle à partir de 2012 avec d’importantes fluctuations d’une année à l’autre. L’année dernière,  le Maroc a exporté 21 milliards contre 25 milliards de dirhams en 2014.  Par  produit, les ventes d’agrumes ont accusé une baisse moyenne de 11% contre une hausse de 8%, celles des tomates fraîches ont stagné après une amélioration de 22% et les expéditions de «crustacés mollusques et coquillage» n’ont augmenté que de 1% après 8%.
    Pour rappel, l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne  a été signé le 13 décembre 2010 à Bruxelles et entré en vigueur le 1er octobre 2012. Il  prévoit une libéralisation des échanges des produits agricoles, agroalimentaires et halieutiques. Les dispositions relatives à l’agriculture et à la pêche de l’accord d’association conclu en 2000 ont été remplacées par deux protocoles, le premier à l’export et le second à l’import. L’accord vise également la libéralisation progressive des importations marocaines afin de préserver le tissu agricole et agro-industriel national. Il instaure un système de contingents visant à protéger certaines filières agricoles européennes de la concurrence de celles marocaines.

     

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