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    Economie

    Lancement bientôt de deux grands barrages

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4833 Le 11/08/2016 | Partager
    Le coût des deux projets arrêté à 1,7 milliard de dirhams
    Une dizaine d'ouvrages en cours de réalisation
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    Pour faire face à l’augmentation de la demande en eau d'ici à 2030, 13 grands barrages sont en cours de réalisation. Aujourd'hui, le Maroc est doté de 135 grands barrages  et d'une réserve théorique de plus de 17,5 milliards de m3 (Ph. L'Economiste)

    Le lancement de la construction de deux grands nouveaux barrages est imminente: Agdez dans la province de Zagora et Toudgha à Tinghir d'un coût global de 1,7 milliard de dirhams. Selon Charafat Afilal, ministre déléguée chargée de l'Eau, «les études sont finalisées et les travaux démarreront bientôt».  
    Ces deux projets, qui seront réalisés par la Société des travaux agricoles marocains (STAM), devraient être finalisés entre 2021 et 2022, selon les arrêtés du ministère de l'Energie relatifs aux projets d'aménagements des deux barrages.
    La volonté de sécuriser les ressources hydriques est tellement forte que le rythme de réalisation des barrages s'est accéléré au cours des dernières années.  Jusque-là, les efforts engagés pour la mobilisation des eaux de surface ont permis de doter le pays de 135 grands barrages et de plus de 100 petits et moyens ouvrages hydrauliques. Ce qui totalise une capacité théorique de stockage de plus de 17,5 milliards de m3. Et plusieurs projets sont en cours: Dar Khrofa sur l’oued Makhazine à  Larache qui devrait être livré d'ici la fin de l'année ou encore les barrages Martil sur l’oued Mhijrate à 15 km de la ville de Tétouan, Mdez sur le Haut Sebou dans la province de Sefrou, Ouljet Es Soltane sur l’oued Beht dans la province de Khémisset… Reste la problématique de l'envasement qui réduit la capacité de stockage des barrages et occasionne des pertes évaluées à 1.500 millions de mètres cubes. Surtout que le coût du dragage reste trop élevé: entre 40 et 50 DH le mètre cube de vase extraite. C'est pratiquement le coût de construction d'un ouvrage de taille moyenne.
    Sécurisation de l'eau potable, production de l'énergie et irrigation restent les principaux objectifs de la politique des barrages lancée depuis les années 1960. Dans l'agriculture, cette politique s'est traduite par l'irrigation de plus de 1 million d'hectares. Dans ce secteur, un plan d'économie d'eau d'irrigation est mis en place. L'accent y est mis sur l'amélioration du service de l’eau d’irrigation et le développement d’un conseil de proximité en matière de conception des systèmes d’irrigation économes d’eau. Il vise le développement de l’irrigation localisée à grande échelle: 550.000 hectares. Ce plan s'est également fixé comme objectif la valorisation des ressources en eau mobilisées par les barrages à travers la résorption du gap de 108.440 hectares dans la région du Gharb entre les superficies dominées par les barrages réalisés et les superficies équipées.

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