×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Souss/Braconnage
    La gazelle de Cuvier toujours menacée

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4824 Le 29/07/2016 | Partager
    Mise en place de plans d’actions pour contenir le phénomène
    Paiement d’amende, peine de prison… les risques encourus
    gazelle_4824.jpg

    La présence relativement abondante de la gazelle de Cuvier dans la région Souss Massa suscite la convoitise de braconniers sans scrupules (Ph. F.N.)

    Dans la région Souss Massa, le fléau du braconnage sévit toujours. Tiznit-Chtouka Ait Baha et Taroudant sont les territoires les plus touchés. Avec un risque moindre, la zone d’Agadir, et aussi celle d’Ouarzazate dans le Draâ Tafilalt, peuvent être classées zones noires. Plusieurs tentatives de braconnage y ayant été signalées. 

    La gazelle de Cuvier est l’espèce la plus soumise à la pression du braconnage dans ces zones. En fait, suite aux efforts du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) pour la protection de la faune sauvage et de mise en place de lots d’amodiation de droit de chasse, il y a un retour en effectif de la gazelle de Cuvier. Et qui est facilement observable au niveau de la zone de l’Anti-Atlas. Cette présence relativement abondante a suscité la convoitise de braconniers sans scrupules qui s’adonnent à leur activité plutôt la nuit et dans des zones accessibles par voiture. Les informateurs, qui sont souvent des locaux, jouent un rôle primordial dans ces opérations interdites. En fait, ils sont motivés par l’appât du gain, le braconnage étant une activité qui mobilise des sommes d’argent relativement importantes. L’informateur reçoit donc sa part, de même que l’éclaireur. Quant à lui, le braconnier a la possibilité dans certains cas, de vendre la viande et le trophée. «Dans la plupart des cas, les braconniers proviennent de la région de Souss Massa et des provinces avoisinantes mais rarement des grandes villes du pays», explique un responsable à la Direction régionale des eaux et forêts et de lutte contre la désertification (DREFLCD). Devant cet état des choses, HCEFLCD a pris des mesures pour contenir la situation. C’est ainsi que des plans d’action régionaux ont été mis en place. Ils sont relatifs à  la mise en œuvre de la loi n°29-05 concernant la protection des espèces de faune et de flore sauvages et au contrôle de leur commerce. Sachant que le Dahir du 21 juillet 1923 sur la police de la chasse et l’arrêté annuel de la chasse considèrent la gazelle comme espèce protégée interdisant sa chasse et son colportage. 
    Aujourd’hui, le HCEFLCD procède à des opérations de ratissage au niveau des points noirs de la Région Souss Massa. Autorités locales, Gendarmerie royale et Sûreté nationale ont été mobilisées pour prêter main forte dans le but de freiner et de mettre fin à ce fléau. La sensibilisation des associations et de la population locale pour appuyer la conservation des espèces protégées de la région est aussi à l’ordre du jour. Sur le terrain, plusieurs actions ont été faites dans la région de Tiznit. Ainsi, la dernière opération dans ce sens a été menée le 8 juillet dernier, par la Direction provinciale des eaux et forêts de Taroudant, avec l’appui des partenaires concernés. Notamment, la Gendarmerie royale d’Ait Abdallah. Résultat des courses, arrestation de trois délinquants détenant deux spécimens sous forme de deux têtes de gazelle de Cuvier, tués au niveau de la zone d’Ait Ahmed. Cet acte illégal est passible d’une amende importante et d’une peine de prison de plus de 6 mois. Aujourd’hui, l’appel est lancé pour la mobilisation de la société civile, des associations et des élus pour protéger la faune sauvage de manière générale, notamment la gazelle de Cuvier, un bel animal en mouvement sur le territoire de la Région Souss Massa.

    Les objectifs de la loi 29-05 

    Cette loi est axée sur la protection et la conservation des espèces de flore et de faune sauvages, notamment par le contrôle du commerce des spécimens de ces espèces. Elle vise à fournir un cadre de protection juridique particulier pour les espèces de flore et de faune sauvages et à réduire la surexploitation des espèces menacées. Et de même à répondre aux principes des conventions et traités internationaux sur la protection de l’environnement, et en particulier la Convention relative au commerce international des espèces de flore et de faune sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée par le Maroc le 21 octobre 1975. Les amendes prévues par cette loi vont de 5000 DH à 100.000 DH, selon le cas. Elles tiennent compte de la nature et de la gravité de l’infraction et de la catégorie dans laquelle est classée l’espèce. Les conséquences de l’infraction sur la conservation et la survie de l’espèce dans le milieu naturel sont de même prises en considération. Pour rappel, la loi 29-05 prévoit des mesures de confiscation, de conservation et de réparation civile ainsi qu’une panoplie de sanctions pénales dissuasives.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc