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    Entreprises

    Marine marchande
    Une femme pour redresser la barre

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4824 Le 29/07/2016 | Partager
    Mettre à niveau la réglementation, attirer des investisseurs, galvaniser les troupes…
    Les projets de Amane Fethallah pour redonner vie au secteur

    C’est une activité en grande souffrance que la nouvelle directrice de la marine marchande, Amane Fethallah, aura à gérer. Libéralisation, crise économique, flambée des prix du fuel, contraction des financements, concentration du marché entre les mains de grands groupes internationaux… Autant d’ingrédients qui ont mis KO le transport maritime durant la dernière décennie. Le pavillon marocain est passé de 66 navires dans les années 80 à 15 en 2013, avec une poignée de compagnies marocaines. 

    Amane Fethallah hérite donc d’un secteur qui chavire. C'est sa direction (DMM) qui assume en effet la réglementation et la supervision. Avant elle, deux directeurs et un directeur par intérim ont été remerciés par la tutelle. Cela rend son challenge encore plus grand. Mais c’est sans compter sur sa détermination. «Actuellement, nous disposons d’une vision nationale claire pour le maritime. La stratégie validée comprend 20 axes à décliner. Nous savons où nous allons», relève-t-elle. Parmi ses chantiers prioritaires, dépoussiérer la réglementation, dont certains textes sont largement dépassés. Amane Fethalah envisage également de s’attaquer à la simplification des procédures, ainsi qu’à l’incitation et à l’accompagnement des nouveaux investisseurs. Le tout en travaillant «en bonne intelligence» avec les autres intervenants du secteur employant près de 10.000 personnes. «Il faut redonner à cette activité et à cette direction la place qu’elles méritent. Nous assurons une mission régalienne. Il en va de la souveraineté de notre pays, de la sécurité de ses côtes et du soutien de son commerce extérieur», insiste la nouvelle directrice. «Il est important aussi de redonner de la valeurs à toutes les ressources humaines de la DMM, qui ont beaucoup souffert», poursuit-elle. La direction compte près de 70 employés.

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    Parcours

    Titulaire d’un doctorat en aménagement des littoraux de l’université de Bretagne occidentale, Amane Fethallah a travaillé pendant 15 ans en France. Elle a notamment été responsable de l’organisation de cursus de formation en ingénierie pour les «pays amis de la France» à Navfco, une société qui opérait pour le compte de la marine nationale française. Elle rentre au Maroc en 2006 et devient DRH de Steria, une entreprise d’intégration de logiciels, avant de participer au démarrage de l’UIR, où elle a été DRH, puis directrice de la formation continue. En 2013, elle devient directrice de l’Institut supérieur d’études maritimes (Isem), qui remontait la pente après avoir été menacé de fermeture, faute de débouchés pour les lauréats. Avec un nouveau décret élargissant ses activités et une nouvelle stratégie, l’Isem a pu redécoller. 

     

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