×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Fonds spécial routier
    Le rural se dégrade à grande vitesse

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4824 Le 29/07/2016 | Partager
    L’absence de maintenance augmente le coût de leur réhabilitation
    Cette opération devra coûter 1,5 milliard de DH
    12.000 km réalisés sur les 15.500 prévus par le 2e programme des routes rurales

    Au-delà de la préservation et de la mise à niveau du réseau national, le Fonds spécial routier est également chargé de financer les projets de désenclavement du monde rural. La mise en œuvre du 2e programme national des routes rurales figure parmi les attributions de ce Fonds. Sur les 15.500 km programmés, plus de 12.000 km ont été opérationnels à fin juin 2015, soit 78% du total. Ce taux s’élève à 94% si l’on prend en considération les marchés lancés, selon le rapport de contrôle réalisé par la Cour des comptes. Les 948 marchés lancés depuis 2005 ont nécessité la mobilisation de 15,7 milliards de DH, soit un peu plus que les 15,5 milliards prévus initialement. Le rapport de la Cour des comptes pointe toutefois des défaillances, notamment au niveau de la mobilisation des financements. Le programme misait sur une participation des collectivités territoriales à hauteur de 15% du budget global. Celles-ci n’ont pas respecté leurs engagements, même pour les projets finalisés, peut-on lire dans ce document. A fin juin 2015, elles ont débloqué à peine 1,4 milliard de DH, soit 61% de la part qu’elles devaient prendre en charge.

    La faible maintenance 
    des routes rurales favorise leur dégradation. Résultat: des zones coupées du monde, notamment lors des saisons à forte pluviométrie

    Le diagnostic effectué par la Cour présidée par Driss Jettou a également pointé l’absence de travaux d’entretien pour les routes non classées dans le monde rural. La direction des routes estime que la maintenance et la réhabilitation des routes rurales nécessitent plus de 1,5 milliard de DH. Un chiffre à prendre avec des pincettes, vu qu’il n’est pas basé sur un audit de l’état des lieux. «Ces routes n’ont pas été inspectées par le Centre national des études et recherches routières pour évaluer les dommages qu’elles ont subis depuis leur construction», est-il indiqué. Ce laisser-aller a un coût. L’absence d’entretien favorise la dégradation de ces infrastructures. Et le retard accusé ne peut se traduire que par une augmentation du coût de leur réhabilitation. Une situation qui risque de décrédibiliser le Maroc vis-à-vis des bailleurs de fonds internationaux, qui exigent un suivi en termes de maintenance, afin de préserver les infrastructures dont la réalisation a été financée par des crédits. Pour l’instant, la direction des routes s’est penchée sur l’aspect du classement des routes, avec de nouveaux critères techniques. Cela a été déjà réalisé pour les routes nationales, dont le nouveau tableau a été publié au Bulletin officiel en janvier 2015. La même opération devrai porter sur les routes régionales et provinciales.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc