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Economie

Transport ferroviaire, la panacée verte

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4821 Le 26/07/2016 | Partager
Le train, le moyen de transport «le plus propre»
La demande de mobilité devrait augmenter de 80% en 2040
Un plan d’investissement de 386 milliards de DH à terme
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Les retombées directes du rail sont nombreuses. Durant la période 2010-2015, le volume transporté par l’ONCF a permis d’éviter la circulation de 100 millions de voitures, 8 millions d’autocars par an, et de 10.000 camions chargés par jour (Ph. L’Economiste)

La mobilité est un élément clé pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes, mais des millions restent encore limitées au quotidien dans leurs déplacements. Au Maroc, avec l’évolution de la société et des besoins en matière de transport, la mobilité se précise comme un élément de développement à part entière. Cela dit, le caractère de sa durabilité se pose avec acuité, surtout pour un pays qui a choisi la voie de la protection de l’environnement. Face aux tendances et aux défis futurs qui se dessinent au Maroc, il est essentiel de poursuivre le développement d’un système de transport collectif intégré et multimodal. La demande devrait augmenter de plus de 80% en 2040. Ce sera le résultat de plusieurs facteurs: une transition démographique avancée, avec une croissance additionnelle moyenne de 300.000 habitants par an (l’équivalent d’une grande ville), une augmentation du taux d’urbanisation, qui atteindra les 70%, et enfin un développement de pôles urbains et économiques sur le territoire. A terme, le Maroc devrait compter 13 grandes villes dépassant les 100.000 habitants, 6 pôles portuaires et 17 zones logistiques à desservir, selon Mohamed Rabie Khlie, DG de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Il intervenait lors d’un panel dédié à la mobilité durable, tenu durant la deuxième édition de la MedCOP Climat 2016 à Tanger, la semaine dernière. 

Pour Khlie, le ferroviaire est «la solution» pour accompagner le développement durable. En effet, ce secteur est reconnu comme un moyen de transport propre jouissant de multiples atouts. Si le secteur des transports est responsable de 25% des émissions de CO2, le transport ferroviaire n’émet que 3% de cette pollution, alors qu’il n’assure que 8% du total du transport de passagers et de fret, selon le patron de l’ONCF.
 D’autre part, vu son caractère de transporteur de masse, son faible coût pour la collectivité, sa sécurité et sa sûreté, son économie d’espace et d’énergie et son respect de l’environnement, il serait le candidat idéal pour traduire le concept de mobilité durable sur le terrain. 
A l’instar des pays développés, le Maroc s’oriente progressivement vers un système de transport urbain où le ferroviaire constitue l’épine dorsale, adossée à des lignes régionales ainsi qu’au tram. La dynamique est déjà en marche, des lignes sont déjà opérationnelles au niveau de Casablanca et Rabat. D’autres sont en cours de lancement ou d’étude dans le cadre des plans de déplacements urbains.
Ce mode de transport doit, cependant, être bien préparé. Les retombées ont, par exemple, été plus considérables pour les pays qui ont su anticiper en temps opportun le changement en termes de mobilité que suppose la LGV. En effet, il ne sert à rien de connecter Tanger à Casablanca en 2 heures 10 minutes et de devoir passer une heure de plus dans un embouteillage à la sortie de la gare ferroviaire. D’où d’importants efforts qui doivent être entrepris dans le cadre de la gestion des villes et de leur mise à niveau. 
Le cas de Tanger est exemplaire. Selon plusieurs observateurs, en parallèle avec la ligne à grande vitesse, d’autres projets de mise à niveau urbaine comme Tanger-Métropole, ou encore le réaménagement du périmètre du port de Tanger-ville, sont menés de manière synchronisée, afin de permettre une entrée en service harmonieuse.

Des investissements en croissance exponentielle

EN ce qui concerne le mode ferroviaire au Maroc, un important processus de développement a été engagé pour asseoir les bases d’un moyen de transport fiable et moderne. 
Selon l’ONCF, de multiples chantiers structurants soutenus par les pouvoirs publics, dans le cadre des contrats-programmes, ont été menés. Plus particulièrement, le rythme des investissements dans le secteur ferroviaire s’est nettement accéléré d’un quinquennat à l’autre pour développer et rendre plus robuste l’outil ferroviaire: 7 milliards de DH au cours de la période 2002-2005, 18 milliards de dirhams au cours de la période 2005-2009, et enfin, 34 milliards de DH pour le cycle de développement 2010-2015. A l’horizon 2040, le plan Rail Maroc prévoit l’investissement de 386 milliards de dirhams.

 

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