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Régions

Plus de 100 millions de DH pour redonner vie à Figuig

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4818 Le 21/07/2016 | Partager
11 programmes de développement en agriculture, tourisme et artisanat
Un premier complexe touristique pour la région, étalé sur 21 ha
8.000 emplois sont ciblés
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Le département de l’Artisanat déboursera 700.000 DH pour valoriser les produits locaux, à l’instar du tapis et du selham figuigui. Quelque 5 millions de DH seront, en outre, débloqués pour accompagner les coopératives féminines (Ph.  AK)

Les zones frontalières ne peuvent rester éternellement tributaires de la contrebande vivrière. Elles ont besoin de programmes de développement adaptés à leurs propres potentialités. Des programmes en mesure d’assurer des revenus pérennes pour les populations, et de propulser l’économie sociale et solidaire en levier de croissance. La signature, lundi dernier, de dix conventions de développement, pour un investissement de 72,4 millions de DH, s’inscrit dans cet esprit. Des programmes de croissance locale arrivent à point nommé pour relancer l’activité économique, valoriser le patrimoine local et créer des opportunités d’emplois. Plusieurs secteurs d’activité sont concernés: agriculture, tourisme et artisanat. En perspective, assurer 8.000 emplois dont 3.760 stables.  

Sur le plan touristique, Figuig sera dotée de son premier complexe d’accueil, une structure avec un hôtel 4 étoiles de 80 chambres (extensibles à 120). La région accueillera également 28 bungalows R+1 d’une surface de 63 m2 chacun, une salle polyvalente pour 500 personnes, des terrains de tennis, piscine et autres commodités qu’assurent les complexes touristiques des zones oasiennes. «Une réalisation tant attendue pour lancer les circuits touristiques d’arrière-pays et répondre à une attente exprimée par les professionnels du secteur. Elle assurera à terme 177 emplois dont 79 stables», explique à L’Économiste Mohamed Rochdi, gouverneur de la province de Figuig. Etalé sur une superficie de 21 hectares à l’entrée de la ville, ce complexe nécessitera 28 millions de dirhams. «Ce projet répond à une forte attente de la population locale qui ne tirait pas profit des potentialités naturelles, patrimoniales et paysagères de la région, faute d’infrastructure adéquate», a précisé, quant à lui, Adil Rachidi, chargé des activités génératrices de revenus au Conseil régional de l’Oriental (CRO). 
La réalisation de ce complexe contribuera à la relance de plusieurs activités. C’est le cas pour les produits du terroir, artisanat (djellaba et tapis figuiguis), agriculture (dattes Aziza, truffes des hauts plateaux, viande rouge de Bni Guil). Le projet est pris en charge par le Conseil régional de l’Oriental à hauteur de 18 millions de DH. L’Agence de développement de l’Oriental, elle, débloquera 10 millions de DH. Alors que le foncier sera assuré par la municipalité de Figuig.
Les 9 autres conventions concernent l’agriculture (8) et l’artisanat (1). Ils s’inscrivent dans le cadre de la promotion de la province de Figuig, via des activités génératrices de revenus, et la valorisation des produits du terroir. 
Dans le détail, il s’agit de la création d’une unité de valorisation et de commercialisation du romarin à Talsint, pour 6,6 millions de DH. Une unité pour la production des huiles essentielles, produits cosmétiques (confection de savons ou de crèmes) et industrie alimentaire est également prévue. Au niveau de l’Oriental, le romarin couvre une superficie de 450.000 ha. Il assure 60% de la production nationale. La part de Figuig s’élève à 30%, avec 1.200 emplois stables et 1.000 saisonniers à la clé.
La 3e convention porte sur la création d’une unité pour l’élevage camelin et la production de laine, cuir et lait, à Aïn Chouater (5,5 millions de DH). Objectif: donner un coup de pouce à l’économie sociale et solidaire via l’organisation de cette filière, tout en assurant une meilleure commercialisation. Six cycles de formation seront organisés au profit des femmes et des jeunes affiliées aux coopératives locales, afin de les aider à maîtriser les techniques d’élevage intensif. Cela permettra l’accélération de la croissance par des méthodes d’élevage en écuries d’engraissement.
L’apiculture fait aussi partie des activités ciblées, avec la construction d’une unité de production et de valorisation du miel à la commune de Boumerieme (5,1 millions de dirhams). L’idée est de moderniser la filière en améliorant la production, ainsi que la qualité du miel, notamment celui extrait des plantes médicinales. Ceci devrait générer 830 emplois stables et 300 saisonniers. Quant à la culture du cumin, elle sera valorisée par la construction d’une unité de production et de commercialisation, avec l’aménagement de fermes dédiées, dans les communes de Bni Guil et de Ain Chair (6,1 millions de dirhams). Le but est d’améliorer la productivité, tout en augmentant de 600 ha la superficie réservée à cette culture. Elle permettra d’assurer 660 emplois, dans une région où les opportunités de travail manquent terriblement.
Les cinq autres conventions portent sur la mise en place d’unités de trituration et de conserve des olives (4,5 millions de dirhams) à Taguitounte (Bni Tadjite). Une localité réputée pour ses espaces agricoles (450 hectares), en dépit du stress hydrique, ainsi que pour la qualité de ses olives (1.000 tonnes /an). 
Autres projets, la création d’une entreprise moderne pour la commercialisation de la pierre Ich (5,2 millions de dirhams), la mise en place d’une unité d’aviculture à Aïn Chair (2,6 millions de DH), d’une unité de production du poivron (3,1 millions de DH) et d’une unité de production de laine et fil à la commune de Tandrara ((5,7 millions de DH).
La cérémonie de signature de ces conventions a été présidée par le wali de l’Oriental, le président du CRO, le gouverneur de Figuig et les représentants des départements engagés dans ces partenariats (Agence de l’Oriental, Agriculture, Artisanat, Eaux et forêts, Agence de développement social).

Un nouvel abattoir à Bni Guil

En plus des projets cités, d’autres programmes de développement prennent forme au niveau de la province de Figuig. Dont celui de la construction d’un abattoir provincial moderne (sur une superficie de 16 ha, pour un budget de 32 millions de DH) à la commune rurale Béni Guil. La convention de partenariat pour la réalisation de cette unité de valorisation des viandes rouges a été signée il y a un mois (20 juin). Elle a été paraphée par le Conseil régional de l’Oriental, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et l’Agence de développement de l’Oriental. À rappeler que la race ovine des Bni Guil est labellisée indicateur géographique protégé (IGP-Bni-Guil: label de qualité européen) depuis 2010. Elle est également protégée par le programme national d’amélioration génétique des races locales, estimées à plus d’un million de têtes.

 

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