×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Politique Internationale

100 Marocains et moi et moi et moi

Par Mohamed LAROUSSI, directeur général d'Avenir Conseil

Par L'Economiste | Edition N°:742 Le 07/04/2000 | Partager

Ils sont cent et moi je n'en suis pas. Ils y sont et moi je n'y suis pas. Vous n'y êtes pas non plus, mais vous, vous n'êtes pas moi. "Les 100 qui font bouger le Maroc". Dès que j'ai vu le titre, je me suis empressé de l'acheter et je me suis attablé au café le plus proche, tout près des regards des voyeurs, des curieux et des envieux. J'ai commandé un café-express (ça ne pouvait pas être autre chose) et posé sur la table ma revue avec la couverture bien en vue. J'étais sûr que j'y étais. Je me préparais déjà aux félicitations du serveur, aux congratulations des clients du café et aux embrassades des passants. J'ai vérifié si mon portable était bien en marche et le réseau au top niveau car je savais qu'on n'allait pas tarder à m'appeler de partout. Après réflexion, j'ai renoncé à appeler ma femme préférant lui faire la surprise. A moins que quelqu'un d'autre ne l'appelle avant moi, ce qui serait mieux. Je me voyais déjà invité partout, prenant des photos avec des admirateurs, signant des autographes, saluant d'une main distraite ceux et celles qui me reconnaîtront, passant sans passeport à l'aéroport et surtout - et comme vous savez, c'est ma hantise - voyager sans visa Oui, je me voyais déjà mais je me suis rendu compte qu'il n'y avait rien à voir et d'ailleurs je n'ai rien vu. J'ai eu beau chercher dans les coins et les recoins de cette satanée revue, j'ai même compté toutes les photos une à une en me disant qu'ils pouvaient peut-être en avoir oublié une.
Hélas! je devais me rendre à l'évidence: ils m'ont bel et bien oublié. Ils sont bien cent, pas un de plus, pas un de moins. Oui, chers amis, j'ai dû m'avouer l'inavouable, croire à l'incroyable, admettre l'inadmissible et accepter l'inacceptable: JE N'Y SUIS PAS. Les cent sont là, bien là, mais cent sans moi.

Contre-liste


Vous ne pouvez pas, chers amis, imaginer cet instant ô combien tragique!, ma peine, ma douleur et ma détresse. O rage! O désespoir! O Express ennemi! Je peux maintenant te le crier haut et fort: Je ne te lisais que quand tu parlais de notre bled (d'ailleurs un peu trop souvent ces derniers temps). Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir et l'immense joie de t'annoncer qu'entre nous, c'est fini et bien fini. Va, Express, je ne te lirai point!
Comment!?! M'oublier moi, moi qui bouge tout le temps - je ne sais faire que ça d'ailleurs -; moi qui parle à longueur de journée et de nuit, moi qui suis de tous les cocktails et de toutes les réceptions, moi qui m'arrange toujours pour me prendre en photo avec des ministres, des députés et même avec des journalistes; moi qui suis de toutes les premières et même les avant-premières; moi qui connais les numéros de téléphone (fixes et portables) de toutes les stars de cinéma, de théâtre et de sport; moi qui reçois tous ceux qui comptent dans ce pays comme personnalités, célébrités, sommités et grosses légumes; moi qui, à chaque colloque, table ronde, séminaire, journée d'étude, je me planque toujours juste à côté de l'hôtesse préposée-au-micro, pour le lui piquer au bon moment et être le premier à parler Tu parles!! Tout ça n'a servi à rien, absolument à rien. Les cent s'affichent sans moi et en plus, je suis sûr qu'ils se fichent complètement de moi.
Ils m'ont oublié, les salauds! Vous vous rendrez compte: je connais plus de la moitié de ces gens-là et les autres (l'autre moitié) me connaissent tous. Je devrais dire plutôt (soyons honnête et modeste): presque tous. Alors, expliquez-moi: pourquoi, malgré tout ça, je n'y suis pas? Ils me disaient tous, les ingrats, qu'ils étaient mes amis, qu'ils ne m'oublieraient jamais, que s'il y a une petite place en vue, je serais le premier avisé. Mon oeil! Je n'ai rien vu de tout ça. Ils n'ont même pas été assez futés pour me trouver une malheureuse petite place sur une malheureuse petite couverture d'une malheureuse petite revue. "C'est toi qui méritais d'être à notre place". Et hypocrites par-dessus le marché! J'en veux plus, moi, de votre place. Na! D'ailleurs, entre nous, il y avait un peu tout le monde, c'est un peu un fouillis. Oui, c'est vrai que certains sont - ou plutôt étaient - des amis, mais question choix, c'était pas terrible terrible. Et je suis tout à fait d'accord avec tous ceux qui ont dénoncé à juste titre cette mascarade ou plutôt, pire encore, ce véritable hold-up de privilèges. Non, vraiment, on ne respecte plus rien. Pourtant les choses sont claires et les meilleurs sont connus. Qu'est-ce que j'étais content l'autre jour en lisant la lettre de ce "conseiller-homme d'affaires" (à moins que ce ne soit l'inverse). Quel talent! Comment quelqu'un qui est capable d'écrire à un journal, tenez-vous bien, dans l'avion, à dix mille mètres d'altitude, sur une toute petite tablette, dérangé à chaque fois par l'hôtesse qui passe, le steward qui débarrasse, les passagers qui regagnent leur place, le commandant qui amorce son atterrissage et le copilote qui débite son bavardage, comment quelqu'un comme ça a t-il pu être oublié dans cette satanée liste?!?
Comme je vous comprends monsieur! Comme vous l'avez si bien dit: ils sont nuls, vraiment nuls. Quant à "la-jeune-journaliste-loin-des-réalités-et-qui-milite-contre-son-propore-pays", on devrait la radier de la presse à vie. Comment une profane qui passe son temps à proférer sur certaines ondes à la solde de l'étranger des propos innombrables, peut-elle se permettre, en toute impunité de choisir qui elle veut. Sur quels critères, madame, avez-vous sélectionné ces soi-disants "heureux élus"? Que connaissez-vous, vous, du Maroc et de ceux qui le font bouger? Comment avez-vous osé avoir le culot jusqu'à ignorer un géant gigantissime format cinémascope et lui préférer, comme il l'a si bien dit lui-même, "des faiseurs de films à deux sous", "des clowns qui font la pub et le beau temps", "des plaisantins bons à rien" et "des amants informaticiens"? Inadmissible! vous dis-je. Tiens! j'ai une idée. Pourquoi ne pas lancer une "contre-liste"? Oui, vous avez bien lu: une liste CONTRE la liste. On pourrait facilement la négocier avec un journal concurrent de "l'autre" et qui, j'en suis sûr, se fera un plaisir de contrecarrer -et comment - et ainsi, faire le point sur la question. Je vois d'ici le titre: "les 100 qui font VRAIMENT bouger le Maroc". Qu'en dites-vous? o

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc