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    L'Edito

    Arlésienne

    Par L'Economiste| Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    LA réforme de la Justice marocaine est une Arlésienne. On en parle beaucoup. Nul ne sait quand, ni comment elle viendra, et pas même si elle viendra un jour.Sur plusieurs plans, le Maroc travaille beaucoup pour évoluer vite. Cette évolution est sabotée par l’inadaptation du système judiciaire.Pourtant, depuis les Grecs anciens, il est établi qu’un Etat organisé, c’est d’abord la légalité et l’égalité. C’est-à-dire des règles clairement établies, s’appliquant de la même manière à tous. A défaut, c’est l’insécurité judiciaire qui s’installe. Cela freine toute initiative et toute prospérité.La réforme de la Justice ne s’adresse pas uniquement aux hommes qui l’animent. Elle concerne d’abord et avant tout le système lui-même. Une Justice doit être correctement organisée, transparente et efficiente, dans les temps et dans les délais. Ce sont des éléments indispensables pour le développement de l’économie. Au Maroc, on ne trouve pas ces éléments de base. Bien au contraire.La Justice marocaine n’est ni efficiente, ni transparente, ni rationnelle. Encore une fois, le noeud focal n’est pas la compétence des hommes et des femmes. C’est le système judiciaire lui-même qui continue selon les critères d’une autre époque.Toute réforme ne peut venir que de l’extérieur. C’est une erreur de croire que, quelle que soit leur bonne volonté, les animateurs d’un système défectueux puissent générer un modèle radicalement différent de celui qu’ils servent.Par conséquent, la réforme ne pourra venir ni des magistrats, ni des avocats, ni du ministère lui-même.Il faudrait qu’elle vienne de l’extérieur de ces corps et s’impose à eux comme une volonté immanente, avec laquelle il n’y a pas à composer. L’indépendance du corps judiciaire dans un système judiciaire défectueux se transforme en irresponsabilité (ou en bien pire, comme le dénoncent de nombreuses études!). Ce qui est la négation de la bonne justice.Abdelmounaïm DILAMI

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