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    L'Edito

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    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
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    Chaque projet de budget promet de bâtir le socle de la croissance future. Et pour cette année, la boussole s’arrête encore une fois sur l’investissement public que le gouvernement sortant annonce à la hausse. C’est le genre de nouvelles qui en principe dope le moral, mais il n’est pas certain que l’euphorie soit générale. Tant à l’échelle micro que macro, l’enjeu  n’est pas de dépenser plus mais de dépenser mieux.
    A l’échelle micro, ces futurs engagements, une bonne part de l’économie réelle n’en verra pas la couleur soit par défaut de programmation, de suivi ou de mauvais ciblage.  Et lorsque les commandes arrivent, le paiement se fait souvent désirer en dépit des promesses récurrentes d’assainir définitivement cette crise. Le captage n’est donc pas assuré et encore moins le retour des liquidités dans les circuits économiques et la trésorerie des entreprises.
    A l’échelle macro, il y a des pré requis à l’efficacité de l’investissement public. Quand on constate les négligences et le laisser-aller que connaissent les travaux de réfection des voiries des grandes villes, avec parfois deux asphaltages par an  pour un même boulevard, quand des quartiers à forte densité sont délaissés,  il est permis de penser que certains projets ne répondent ni à une logique de rendement économique  et encore moins social.
    Dans le même ordre d’idées,  la faillite du système éducatif est bien là pour rappeler l’urgence des préoccupations au tour du mieux investir. Les efforts de massification de l’offre de formation portée par des niveaux de  contribution parmi les plus importants au niveau mondial (plus de 6% du PIB) ne se sont pas traduits ici par des gains en productivité. L’on remarque bien que l’argent ne fait pas, toujours, le bonheur.

     

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