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L'Edito

Archaïsmes

Par Nadia SALAH| Edition N°:5854 Le 30/09/2020 | Partager
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C'était un autre temps, un autre monde. C’était une «économie administrée». Aujourd’hui, on ne sait plus trop bien ce que veut dire cette expression. Pourtant, il reste quelques mots emblématiques, genre «il faut contrôler ceci et cela…». On ne sait pas très bien si c’est le prix des coupes de cheveux ou les feux rouges grillés.

Ce ne sont pourtant pas du tout les mêmes choses, pas du tout les mêmes sociétés qui s’occupent des feux tricolores ou celles qui s’occupent des prix chez le coiffeur.

Le Maroc fut pendant une quinzaine d’années, la «société des coupes de cheveux», du milieu des années 60 jusqu’au début des années 80; sauf… qu’il n’a jamais pu y arriver.

Et pour cause: imaginons le nombre de contrôleurs qu’il faut pour tout contrôler, partout, tous les jours… sans compter les contrôleurs de contrôleurs et les contrôleurs de contrôleurs de contrôleurs. Imaginons aussi le coût de ces folies contrôlantes! Et le coût de la corruption qui va avec, forcément.

Même si le mot (le rêve?) reste, le Maroc est trop complexe, l’opportunité est morte.

Morte? Vraiment? Pas tout à fait.

Le contrôle est encore présent dans le monde du travail, mais pas du tout là où il devrait. Il faudrait surveiller la sécurité, les cotisations sociales et fiscales. Or, on ne s’en occupe guère. En revanche, il faut la signature du gouverneur pour un licenciement économique essentiel à la survie de l’entreprise.

Mais les gouverneurs ont à gérer un autre agenda, politique celui-là. Leur carrière en dépend. Pourquoi s’encombreraient-ils de soucis qui ne sont pas les leurs? Et d’ailleurs contrôler quoi?  L’empathie du patron? La chaîne de valeur? L’esthétique de l’emballage?

Qui s’étonnera de la force de l’informel, avec des règles aussi archaïques?

 

 

 

 

 

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