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    L'Edito

    Analphabètes

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
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    Trop peu de partis politiques, trop peu de candidats aux élections de vendredi prochain parlent du changement de modèle socio-économique. Ne citons que deux données. D’un côté, le Maroc est un champion du monde pour les investissements. Ceux-ci tournent autour de 35% du PIB, mais le rendement baisse chaque année.  Il faut voir les choses en face: ces investissements sont gaspillés. On ne parle plus de rentabilité. Il en va ainsi des investissements dans l’enseignement.
    De l’autre côté, les enfants du Maroc ont, en moyenne, régressé de 12 points en mathématiques de 2003 à 2013. Ils ont régressé de 40 points en lecture entre 2001 et 2011. Le Maroc est aussi champion du monde en régression: les enfants, nos enfants, se classent dans la catégorie «analphabète»… après 6 ans d’école.
    Or quand, par exception, les candidats en campagne électorale parlent d’enseignement ; ils continuent en chiffrant les écoles qu’ils vont construire. Il est rarissime qu’ils s’engagent sur la formation des enseignants. Jamais, un candidat n’évoque le rendement de l’école, c’est-à-dire le niveau de l’élève.
    Les politiciens redoutent en effet de perdre des voix s’ils annoncent les efforts à faire dans l’Education nationale, qui est de très loin le plus gros employeur, donc le plus gros réservoir d’électeurs.
    Il n’est pas encore trop tard pour interpeller les candidats et leurs partis sur ces sujets.

     

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