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L'Edito

Ambassadrice

Par Nadia SALAH| Edition N°:5118 Le 03/10/2017 | Partager
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Les anniversaires permettent de faire de la publicité à des produits installés, honorablement connus. Une publicité dont l’objectif sera de remodeler ce bon produit, de le mettre au goût du jour…  Rien de nouveau sous le soleil, sauf qu’on parle-là de la zone de libre-échange Maroc-USA (voir en rubrique Economie).

Et ce, sous le mandat Trump, qui désapprouve les zones de libre-échange. Il les accuse de dévorer les emplois des Américains. En fait, il utilise cette accusation pour forcer les firmes ayant investi à l’étranger à être bienveillantes à l’égard de sa communication politique. Mme Clinton a raison de dénoncer  ce point. Un point qu’elle connaît bien puisqu’elle fait pareil. Le système fonctionne ainsi, sans vergogne.

Personne ne croit que l’ALE Maroc-USA gêne l’emploi américain. Objectivement, avec Trump, Rabat a gagné un apaisement sur le Sahara et un répit plus global quant à l’objectif de la secrétaire d’Etat puis candidate démocrate pour  «renverser les régimes arabes (sauf l’Algérie), bâtis sur du sable».
C’est ça de pris, mais le compte n’y est pas.
Au Maroc les emplois ne se développent pas comme ils le devraient face aux opportunités. Dans les années 1980-90, on disait que les USA étaient trop gros pour nos producteurs. Aujourd’hui, la digitalisation a remplacé ces marchés massifs par des micro-espaces, avec des séries courtes et imaginatives. En revanche, des mécanismes en amont  pour la fabrication des images, des storytelling ou de captation de l’attention sont massifiés.  Un monde très dur, que l’on qualifie pourtant de soft.

C’est là que le Maroc a envoyé une ambassadrice hors des standards habituels de la diplomatie du Royaume, Lalla Joumala. Elle a déjà affûté ses armes à Londres, où elle a joué sur ces registres difficiles,  à la fois  lourds  et sensibles.
Il reste à lui souhaiter bonne chance en plus. Le Maroc en a besoin.

 

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