×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Algérie

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5460 Le 25/02/2019 | Partager
    nadia_salah.jpg

    Depuis la semaine dernière, des manifestations s’organisent en Algérie contre la candidature du président Bouteflika. Sont-elles déterminantes ou pas dans le paysage politique? Difficile de le mesurer.

    En effet, il n’y a que de très rares reporters étrangers. Et plus déterminant, la presse algérienne est à peu près libre de ses mots, sauf que chaque média relève d’un groupe d’influence, qui demande de présenter les informations et les polémiques, en fonction de ses projets et intérêts.

    Cela ressemble (de loin) aux médias du Maroc dans les années 1960-70, en relation avec les partis politiques. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain: ils ont eu le grand mérite de maintenir le pluralisme au Maroc.

    On objectera, à juste titre,  que les relations avec les partis politiques sont plus saines que des proximités avec des réseaux économiques, plus ou moins proches de l’armée.

    L’armée est une puissance intérieure très importante: son budget est trois fois plus gros que celui du Maroc. Rien à voir donc avec les militaires marocains, lesquels, en outre, n’imaginent plus de se mêler de politique depuis que quelques-uns de leurs anciens ont raté deux coups d’Etat.

    Il est parfaitement évident que le Maroc n’a aucun avantage à tirer d’un éventuel chaos chez son voisin. Ce qui plairait vraiment aux Marocains, c’est le «doux commerce», où tout le monde gagne.

    Or, l’Algérie n’a pas cette façon de voir le monde. Elle est restée aux premiers âges de la théorie économique, persuadée qu’un achat à l’étranger appauvrit le pays.

    Le Maroc était ainsi, il y a 40 ans. Le modèle algérien change petit à petit, mais chaque mouvement, jamais consolidé, donne lieu à des grabuges.

    Dans ce contexte archaïque, il est malheureusement assuré que, pour se refaire une unité, notre voisin sera obligé de se trouver un ennemi extérieur (Lire aticle).

    ---------------------------------------------------------

    NB: Le «doux commerce»: Montesquieu, pour décrire la pacification des liens créée par les intérêts commerciaux.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc