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L'Edito

Agrément

Par L'Economiste| Edition N°:2693 Le 16/01/2008 | Partager

Au-delà de rallonger la liste des victimes, l’affaire des détournements des dons royaux pointe l’aberration des systèmes d’agrément de taxis. On le sait, la procédure est caduque. Là-dessus tout le monde est d’accord, y compris au sein du gouvernement. Mais entre l’intention et l’acte, l’on réalise que le statu quo continue de profiter à beaucoup. C’est seulement lorsqu’il faudra aligner la réforme que l’on pourra mesurer si le pragmatisme va jusqu’au bout. Les gouvernements successifs n’ont jamais tranché sur ce dossier. Depuis des années, la question est une pomme de discorde au niveau politique, les départements du transport étant convaincus que leurs prérogatives sont rognées pour ce sujet-là. Les enjeux sont importants, les lobbys puissants. Et la demande ne tarit pas. Qui n’a pas rêvé du précieux sésame, la «sécu» marocaine qui vous garantit des jours heureux de farniente, attablé à une terrasse d’un café? Pendant qu’une armée d’esclaves, lorsque vous êtes un baron de «greemates», trime dans des véhicules brinquebalants à vous faire la recette du jour. Voilà un business fertile... aux larcins sans risque. Du moins jusqu’à ce que l’affaire des dons ne défraye la chronique judiciaire. C’est connu, multipliez les niveaux d’intermédiation, et vous augmentez le risque de corruption. Bien malin qui pourrait s’y retrouver dans les méandres du circuit, vous décrire le cahier des charges des procédures d’octroi en toute transparence. Qui paye qui, qui arrose qui, qui est propriétaire de quoi, qui délivre et en fonction de quoi? Du coup, c’est un pan entier de l’économie qui est empêché de se moderniser. Et une facture sonnante et trébuchante en points de PIB et en vie humaines, aux frais de la communauté. C’est donc le système tout entier qu’il faut revoir. Et attention à ne pas s’attaquer uniquement qu’aux symptômes et laisser pourrir les vrais problèmes!Mohamed Benabid

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