×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Aéroports

    Par L'Economiste| Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    ET si on libéralisait les services aéroportuaires?… combien de voyageurs atterrissant à l’aéroport Mohamed V se posent cette lancinante question? Le Maroc semble aller très loin dans la libéralisation de son secteur aérien si bien que l’on commence déjà à ressentir les effets de cette émulation sur les prix, le service... En contrepartie, il faut le reconnaître: l’état de notre infrastructure aéroportuaire ne suit pas encore. Le gouvernement a promis une vaste opération de modernisation, mais il faut faire vite. L’image que renvoie aux visiteurs un aéroport comme celui de Casablanca est lamentable. A l’arrivée, il faut souvent composer avec le «social» des porte-bagagistes, l’arnaque des taximen, les longues files d’attente, l’infrastructure sous-dimensionnée, les services minimalistes, la déficience du personnel d’accueil, des soupçons de déficit d’hygiène, etc. Il y a aussi comme qui dirait cette impression d’insécurité, cette peur de se faire voler ses bagages, d’être dépouillé, dans une zone pourtant très «fliquée». Et surtout, combien tout cela coûte au contribuable? Au-delà des bilans élogieux et des «réalisations» communiqués par l’office, est-ce qu’on a comparé les fondamentaux de l’ONDA, ses coûts d’exploitation à ceux d’entreprises publiques ou privées similaires? Or, pour véritablement mesurer si cet office fait correctement son travail ou pas, le mieux c’est de le mettre en situation de concurrence. L’ouverture de ce secteur pourrait être une opportunité de lever des fonds pour mieux s’ancrer dans la modernité.Une modernité qui doit concerner à la fois l’élargissement des pistes d’atterrissage, l’aménagement des parkings, le traitement des bagages, la généralisation de bornes wi-fi pour l’accès à Internet dans tous les endroits. Et surtout la mise à niveau des structures d’accueil. On n’aura pas donné à la vision 2010 toutes ses chances si on ne cible que l’infrastructure hôtelière et les compagnies aériennes.Mohamed BENABID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc