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Par L'Economiste| Edition N°:2143 Le 02/11/2005 | Partager

Aussi curieux que cela puisse paraître, il doit y avoir des saisons pour les changements de nom de rues: dans plusieurs villes, voilà que des petites rues ou de grandes avenues changent de nom sans avertissement. Quelques-unes de ces initiatives ne font que dénoncer la profonde inculture de leurs initiateurs, en général les municipalités et leurs employés. C’est ainsi que cette rue de la Réunion (l’île) devint en arabe, rue de la réunion (comme dans la «salle de réunion»). Les résidents, leurs visiteurs comme les facteurs ou les huissiers… s’y retrouveront malgré tout avec un gros éclat de rire et ce ne sera pas si grave!Malheureusement, cette maladie des changements de noms ne s’arrête pas au rire. Elle s’attaque à des noms qui n’avaient nul besoin d’être changés, comme cette rue Jean-Jaurès, qui rappelait opportunément dans un milieu qui ne s’en préoccupe pas assez, ce qu’est la responsabilité sociale des entreprises et de l’Etat. Un nom donc qui dépasse largement les querelles de langues. Ce genre d’initiative dit la fermeture d’esprit, est moins amusant que le cas précédent.Plus préoccupant: quand on change de nom, cela ne signifie pas du tout que l’on a trop de noms et pas assez de rues pour les recevoir. Au contraire, cela signifie que l’on se moque purement et simplement de son travail: des rues, places et avenues restent sans nom tandis que d’autres sont baptisées, débaptisées, rebaptisées... Ces deux volets de la négligence, l’anonymat et la surabondance de noms, une seule et même conséquence: le désordre urbain.Ce désordre rend la modernisation difficile, voire impossible. Le courrier ne peut pas être porté, les personnes ne peuvent pas être jointes, la vie sociale et économique est directement entravée, renvoyée à des relations archaïques. Une seule catégorie sociale peut se louer de ce désordre: les voyous qui veulent échapper à la justice.Nadia SALAH

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