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L'Edito

Action

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
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Un euphémisme: les stratégies des Etats ne valent que par la qualité des réseaux qui les porte. Depuis plusieurs années, et au prix d’une transformation progressive, l’OCP s’est un peu approprié cette vocation. Le groupe défend bien les couleurs marocaines sur le continent africain.

Quitte à prendre le risque d’être soupçonné parfois de s’éloigner de ses missions originelles, mais toujours avec une volonté de comprendre son environnement et son monde comme pour sa dernière opération au Ghana à l’occasion du forum africain de l’agriculture.

Hormis l’intitulé épique, African Green Revolution Forum (AGRF), l’on sent bien, sur place, que les parties prenantes se livrent à des jeux d’équilibres subtils et que d’autres oracles, que ceux de l’agriculture, s’expriment et tiennent à avoir le dernier mot en coulisse.

En dépit de son statut de géant des phosphates, l’OCP ne semblait pas arriver d’emblée en terrain conquis, et c’est sans doute la densité du maillage relationnel de ses jeunes équipes qui a pu faire la différence. Avec à la clef des projets de partenariats d’envergure avec le pays hôte ainsi qu’avec de futures alliances.

Ce jeu de négociations, que les acteurs étatiques à eux seuls ne peuvent plus contrôler, est encore insuffisamment étudié pour ne pas être signalé. Il vient pallier l’échec du multilatéralisme sous sa formule classique en permettant à des acteurs non étatiques de jouer un rôle plus important, mais à travers des délibérations de plus en plus informelles, autour des grands enjeux internationaux.

Dans ce nouvel ordre, il faut ainsi composer avec des institutions, qu’il s’agisse de fondations caritatives, d’entreprises privées ou organisations publiques,  influentes sur des sujets aussi divers que l’énergie, le climat, l’alimentation/agriculture.

Lorsqu’elles sont couronnées de succès, ces stratégies peuvent même servir de cas d’école pour diffuser une nouvelle culture de l’action.

 

 

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