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L'Edito

Action

Par L'Economiste| Edition N°:1182 Le 10/01/2002 | Partager

On voudrait employer le mot “révolution”, mais il a été si galvaudé qu'il ne sert plus qu'à susciter désintérêt ou méfiance.Pourtant, il y a derrière les guichets provinciaux une colossale (l'adjectif n'est pas trop fort) réforme administrative et des finances publiques.Une réforme administrative profonde, avec les compétences et la responsabilisation très étendues données aux walis, compétences et responsabilisation qui devront aussi se transmettre aux élus et gouverneurs. Par ce moyen, la régionalisation, la responsabilisation de la fonction publique locale, l'autonomie et le contrôle des corps élus… tout ce dont on parle depuis trente ans sera fait. Une réforme des finances publiques avec la contractualisation des budgets délégués aux collectivités locales (municipalités et préfectures), sous la responsabilité des walis, lesquels ont aussi le devoir d'agir quand la machine se bloque. Ce qui devrait bouleverser du tout au tout cette détestable manie de ne rien faire tant qu'il n'y a pas un consensus: fini l'alignement sur le maillon le plus faible ou le plus… grincheux. Du même coup, le rôle de l'Etat central change et cette insoluble question de trier ce qui est politique et ce qui relève de la gestion administrative ordinaire perd l'essentiel de sa pertinence.Si cela fonctionne, et il y a de grandes chances que cela fonctionne vu le ras-le-bol face aux tergiversations de ces dernières années, le Maroc passera à une culture de l'action, au lieu de celle de l'immobilisme en attente de consensus. Il y aura des couacs, des grincements de dents, même un peu de sabotage. C'est inévitable. Le jeu vaut la chandelle de ces désagréments.Ce dont il faut se méfier, ce ne sont pas des critiques, car elles serviront de contrôle gratuit du système. Ce qui est vraiment dangereux, c'est le silence de la philosophie du “tarder pour durer” qui sert de protection naturelle aux incompétences et aux rentes de situation de pouvoir. Nadia SALAH

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