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Par L'Economiste| Edition N°:4193 Le 17/01/2014 | Partager

L'évocation des promesses de réformes fait parfois oublier l’essentiel: leur finalité. Celle de l’informatisation de la justice est particulièrement lancinante et stratégique à la fois. Elle est un antidote aux tentations d’opacification des procédures et la promesse de sauts qualitatifs dans la production des tribunaux. Ramid en fait un de ses chantiers prioritaires. Ce serait faire un mauvais procès au ministre pjdiste que de le soupçonner de réchauffer les vieux plats, de vouloir se contenter d’attitudes incantatoires, sans se soucier des impératifs d’articulation opératoires.
A vrai dire, ces préoccupations digitales ne sont pas nouvelles. Tous les ministres de la Justice qui se sont succédé au cours de ces 20 dernières années ont voulu y laisser leurs empreintes. Sans grand résultat. Il faut maintenant souhaiter que celle de Ramid puisse avoir un meilleur dessein que celle de ses prédécesseurs.
Ce n’est pas un problème de financement non plus. Le chantier a suffisamment mobilisé de fonds avec le concours de bailleurs internationaux: UE, Banque mondiale... Une réforme de cette ampleur se mesure à l’aune de ses implications sur les conditions de travail et d’emploi. Valeur aujourd’hui, les justiciables n’en espèrent pas grand-chose sans doute parce qu’il ne leur a pas encore été suffisamment démontré que les promesses numériques ont contribué à améliorer leur quotidien.
L’on feint juste de moderniser alors qu’il existe toujours dans le Maroc de 2014 des jugements saisis à la main, des tribunaux qui croulent sous les archives, des magistrats surchargés et une justice qui continue d’être  bien lotie dans la salve de critiques que nourrit le mauvais fonctionnement des services publics. Le processus d’informatisation inachevé  traduit la difficulté à passer du souhait à l’acte. C’est sur le terrain de la crédibilité que cette réforme va devoir faire ses preuves.

Mohamed Benabid

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