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    L'Edito

    Accréditation

    Par L'Economiste| Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    Le ministère de l’Education nationale, chargé aussi de l’Enseignement supérieur, et les écoles privées vont-ils enterrer la hache de guerre? C’est en bonne voie. Après 6 ans d’escarmouches et de coups bas, un texte est enfin en préparation pour l’accréditation des diplômes du privé.Ce texte est attendu depuis que le privé est apparu, c’est-à-dire il y a vingt ans. Mieux, cette accréditation est exigée par la réforme elle-même, et ce depuis six grandes années.Il faut avoir bien conscience que seul l’Etat peut et doit prendre en charge les accréditations et que ces reconnaissances de diplômes sont vitales pour les meilleures des écoles privées. Sans ces reconnaissances, les bonnes écoles sont noyées dans la mauvaise réputation des écoles médiocres. Sans ces reconnaissances de l’Etat, il faudra des générations et des générations d’élèves avant que le marché parvienne à trier les meilleurs établissements, donc les meilleures formations. Et restera le risque constant de voir une formation se dégrader gravement avant que le marché mesure et sanctionne cette dégradation. En effet, l’enseignement n’est pas tout à fait un bien comme les autres. Certes, ces produits ont un marché, avec une valeur qui varie beaucoup sous la pression de la demande… dans ce sens, les diplômes et les diplômés sont des «produits marchands», si l’on peut employer cette image. Mais ils n’en sont pas si l’on considère que ce sont des êtres humains, dont la durée de formation est très longue.Cette «production» est si particulière qu’elle ne peut pas se passer de l’intervention et de la garantie d’une puissance tutélaire. Reste à ce que cette intervention se fasse dans l’intérêt des jeunes comme dans celui du marché de l’emploi. Au-delà du texte, ce sera la conscience et le savoir-faire des hommes qui fixeront le profil de la formation privée.Nadia SALAH

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