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L'Edito

Abus dangereux

Par L'Economiste| Edition N°:2126 Le 10/10/2005 | Partager

Voilà une mesure qui donne la migraine aux brasseurs marocains: l’imminence d’une augmentation de la TIC sur l’alcool. Sous d’autres cieux, lorsque les taxes sur l’alcool sont revues à la hausse, souvent, c’est pour dissuader la surconsommation. Rien de tout cela au Maroc. En tout cas, aucun membre du gouvernement, pas même Biadillah, ministre de la Santé, ne s’en est revendiqué officiellement. Si la soupape de la fiscalité sur l’alcool est aujourd’hui actionnée, c’est donc plutôt pour compenser un trou dans la trésorerie de l’Etat. Ce qui n’est pas sans soulever quelques interrogations. D’abord entre droits d’importation, TIC, taxe parafiscale et TVA spécifique et normale, le secteur est déjà assez mal loti. Ce n’est pas non plus pour encourager une production locale qui peine à décoller. Ensuite, ce recours au pilonnage systématique de l’alcool pose un problème d’honnêteté budgétaire. Estimer que cette activité mérite bien qu’on la mette sous pression est un pis-aller hypocrite. D’un strict point de vue économique, on ne peut d’un côté reconnaître leur statut d’entreprises à part entière, c’est-à-dire qui investissent, emploient, payent les cotisations CNSS, les impôts et de l’autre, valider leur ghettoïsation fiscale au motif qu’il s’agirait d’une industrie du vice. Enfin, à vouloir trop en faire supporter à l’économie formelle, ne risque-t-on pas d’encourager le développement d’un marché clandestin, que les opérateurs jugent déjà important, avec d’autres risques pour la santé? C’est connu, les taxes et les droits de douane font partie des armes utilisées pour rééquilibrer les budgets et les politiques économiques. Comme pour l’alcool, en abuser est dangereux. Mohamed BENABID

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