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L'Edito

Responsabilités

Par L'Economiste| Edition N°:1934 Le 07/01/2005 | Partager

150 familles se font déposséder de leur maison publiquement. Ces gens ont acheté leur bien de bonne foi; ils ont payé et sont parfaitement en droit de considérer que la loi les protège.En effet, dans un Etat correctement organisé, le principe est que la loi protège les honnêtes gens et pas ceux qui l’ont volé. Ils ont acheté et payé au COS, le Comité des œuvres sociales de l’ONE; cet organisme, quoi qu’on en dise, est un organisme public. Il fonctionne avec des fonds publics. Il s’est livré illégalement à la promotion immobilière. Pour ce faire, il a eu accès au crédit d’un autre organisme public. Non seulement, l’Etat a laissé faire, mais d’autres organismes publics ont adressé leur personnel au COS-ONE pour développer leur propre politique d’accession à la propriété!Le COS a vendu les maisons deux fois: une première fois aux particuliers, qui les ont achetées; une deuxième fois, en les hypothéquant auprès du CIH.Certes, le CIH est en droit de réclamer son argent, mais ces maisons hypothéquées par le COS n’appartenaient plus au COS au moment de l’hypothèque, car elles appartenaient aux gens qui les avaient achetées. En aucun cas, les acheteurs de bonne foi ne doivent avoir à souffrir de manoeuvres frauduleuses. Et surtout, là où cela devient gravissime pour tout le pays, c’est qu’en aucun cas, ces manoeuvres frauduleuses ne doivent être couvertes par l’Etat.Dire que c’est une affaire commerciale et que l’Etat n’est pas concerné, est une double arnaque: un parce que l’Etat est responsable, deux parce que c’est une affaire pénale et non commerciale.Pour des raisons politiques, l’Etat a fermé les yeux sur les manœuvres illégales du COS. Il ne peut pas aujourd’hui s’en laver les mains et en faire supporter les conséquences aux honnêtes citoyens. Dans cette affaire, la question de fond est d’importance: l’Etat est-il encore en mesure de jouer son rôle de régulateur en protégeant les braves gens? Est-il encore capable d’assumer ses responsabilités? Abdelmounaïm DILAMI

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