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    L'Edito

    Remobiliser

    Par L'Economiste| Edition N°:1913 Le 09/12/2004 | Partager

    La Russie a tout pour elle: 145 millions d’habitants, un niveau de vie qui peut en faire un marché tout à fait tentant, un bon niveau d’infrastructures, des ressources naturelles comme s’il en pleuvait et surtout une population entièrement alphabétisée et bien formée, comme seuls les pays communistes savaient éduquer leurs gens. Et pourtant, elle n’arrive pas à attirer les investissements étrangers que sa taille, ses compétences et ses ressources lui permettent d’espérer. Une étude de l’OCDE vient de souligner ce paradoxe: en Russie, le cadre juridique est correct mais les règles ne s’appliquent pas de la même manière, ni à toutes les entreprises ni en tout lieu dans ce vaste pays. En conséquence, dit l’OCDE, la Russie ne fait même pas partie du classement des 30 premiers pays qui parviennent à attirer le plus d’investissements étrangers, tandis que l’investissement local est aussi hésitant que l’est le capital étranger.Le niveau de contournement des règles et pour dire les choses franchement, le niveau de corruption conditionne de plus en plus le niveau d’investissements. Plus sophistiqué: plus encore que la réalité de la corruption, c’est l’image de la corruption qui va compter.Dans ce domaine des images, la position du Maroc se dégrade: nous sommes en recul par rapport à la place que nous occupions il y a six ans dans l’échelle des perceptions de la corruption.Et ce qui est le plus navrant, c’est que ce recul s’est produit alors que le gouvernement de Youssoufi, à travers son ministère des Affaires générales, s’était directement impliqué, allant jusqu’à lancer une campagne de publicité contre la corruption! Erreur de stratégie, de casting et de timing, avec le résultat que l’on sait!Aujourd’hui, il faut reprendre les choses où la société civile les avait amenées avant qu’on ne lui confisque le dossier. A petits pas, au cas par cas, il faut remonter le système et remobiliser les bonnes volontés.Nadia SALAH

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