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L'Edito

Patrimoine

Par L'Economiste| Edition N°:1770 Le 18/05/2004 | Partager

La polémique enclenchée après l’effondrement d’une partie de l’hôtel Lincoln à Casablanca, il y a quelques semaines, provoquant la mort d’un homme, s’est estompée. Des voix s’étaient élevées pour épingler le danger que représentent pour les riverains ces édifices classés. La sécurité publique autour et à l’intérieur de ces bâtiments a également été pointée du doigt. Puis, plus rien. On a enterré le mort et oublié l’affaire. Il ne faudra pas attendre l’avènement d’un autre drame à Casablanca ou ailleurs, pour que la question de la protection du patrimoine soit relancée. Aujourd’hui, le contexte plus serein, sans pression morale, se prête parfaitement au débat. Le pays est riche en patrimoine et Casablanca à elle seule abrite des sites architecturaux et urbanistiques uniques. Pour en faire une véritable destination touristique, il est impératif de lui conserver un cachet architectural et un legs patrimonial. Le classement n’est pas une dévalorisation du bien, ni un blocage de l’investissement. Il est un atout supplémentaire pour le bâtiment. En d’autres termes, il faut réfléchir sur la frontière entre classement d’un bien et atteinte à la propriété privée. Le poids de l’histoire fait qu’un bâtiment classé devient un peu la propriété de tout le monde. Le propriétaire est le dépositaire d’une part de la mémoire commune. L’approche d’investissement dans ce secteur est différente d’une démarche immobilière. Aujourd’hui, il y a donc l’urgence car beaucoup de bâtiments présentant un intérêt patrimonial sont à l’abandon. Une véritable stratégie est nécessaire pour les sauvegarder de toute décision de démolition, parce qu’ils dérangent ou parce qu’ils peuvent rapporter gros.Et au final, au-delà du tourisme ou de la spéculation immobilière, une ville sans patrimoine architectural et culturel est une ville… sans âme.Mohamed CHAOUI

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