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    L'Edito

    Incendie

    Par L'Economiste| Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    Advienne que pourra. Le projet de réforme portuaire a été adopté mercredi en Conseil des ministres. Vous l’aurez compris, le dialogue de sourds ne pouvait durer éternellement. D’un côté, un gouvernement qui estime avoir été suffisamment consensuel, de l’autre, des syndicats qui se sentaient menacés par la touche supplémentaire de libéralisme qu’est censé apporter le nouveau texte. Il fallait bien que quelqu’un tranche, même s’il faut anticiper d’ultimes arbitrages au Parlement. Les syndicats semblent avoir déjà anticipé ce passage forcé puisqu’ils ont décrété une grève depuis deux jours, qui a paralysé la quasi-totalité des ports. Les enjeux sont importants. D’abord, par rapport au déficit de compétitivité des ports marocains que plusieurs rapports n’ont eu cesse de dénoncer. Le projet est censé y remédier, notamment en transformant l’Odep en une sorte d’agence commerciale. Ensuite, il y a les règlements de compte et les pressions de toutes sortes qui ont toujours caractérisé ce secteur et qui font que les entreprises sont continuellement sous la menace de grèves. C’est même un des rares endroits où les autorités ne peuvent intervenir, y compris lorsqu’un mouvement paralyse un pan entier de l’économie. Et lorsqu’un ministre ose parler de “zones de non-droit”, c’est que la situation est grave! Aujourd’hui, le Maroc aspire à mettre à niveau son infrastructure portuaire. Tanger-Med devrait à cet effet constituer une opportunité considérable. Or, le Maroc ne peut pas gérer un système bicéphale, d’un côté un port, qui aspire à jouer dans la cour des grands selon des normes internationales, et de l’autre, un système qui continue de traîner des taches noires, vestige du passé. En attendant, le plus urgent pour les opérateurs, c’est d’éteindre l’incendie.Mohamed BENABID

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