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    L'Edito

    Conscience

    Par L'Economiste| Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    Pour se rassurer, le Maroc aime se prévaloir de son statut de pays faiblement industrialisé et par conséquent, pas encore concerné par les questions environnementales. Mais pour combien de temps encore?Passés les effets d’annonce, les projets de loi qui attendent des décrets qui n’arrivent pas, que reste-t-il de notre bonne foi à faire respecter l’environnement, notre santé et celle de nos enfants?A voir les couleurs anormalement foncées de ces rejets d’échappement et de ces usines que nous subissons à longueur de journée, nous nous doutons bien que notre qualité d’air n’est pas irréprochable. Les rapports scientifiques se succèdent, peut-être pas encore à grande échelle, faute de moyens, et sans préjuger de la gravité de la situation, l’erreur serait de ne rien faire. Le plus urgent est de pouvoir imaginer avec le monde industriel des modèles de développement durable qui soient salutaires pour tous. Les rares initiatives sont souvent à mettre à l’actif des grands groupes soucieux de leur réputation auprès des donneurs d’ordre ou de multinationales, qui ont établi de véritables chartes en matière de respect de l’environnement partout où ils sont implantés. Ce qu’il faut avant tout, ce sont des décisions politiques. Le portefeuille ministériel de l’environnement a été depuis sa création un monument pavé de bonnes intentions et de projets sans lendemain. C’est à peine s’il a permis aux différents gouvernements de se donner bonne conscience. Au niveau local, la situation n’est guère meilleure: il faut reformater nos élus, car très peu ont une sensibilité par rapport au thème. S’attaquer à un sujet aux implications financières importantes nécessite certes du courage politique. Mais notre santé a-t-elle un prix?Mohamed BENABID

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