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L'Edito

Conjoncture

Par L'Economiste| Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

Les périodes de crise ont ceci de bon, c’est qu’elles provoquent parfois des sursauts inattendus. Des sortes d’instinct de survie qui font que l’on multiplie les barricades avant la tempête. Alors que l’effet sécheresse, conjugué au renchérissement du prix du pétrole, se fait ressentir un peu partout, difficile de ne pas s’intéresser au degré de vulnérabilité de l’économie marocaine. Sans aller jusqu’à qualifier la situation de crise, le gouvernement semble avoir fort à faire pour, d’un côté, rassurer des opérateurs particulièrement désarmés, et de l’autre, ne pas céder sur ses promesses de maîtrise du déficit. Et pourtant, dans cette conjoncture, à priori défavorable, il y a cette notation particulièrement bienvenue de Standard & Poor’s. Une année auparavant, l’hémorragie du commerce extérieur avait dissuadé la même agence de réviser le rating Maroc. Qu’est-ce qui a changé entre-temps?Le Maroc a toujours mal à son déficit, le revenu per capita toujours faible et les projections ne sont guère optimistes pour cette année, avec une facture particulièrement salée pour les engagements sur les retraites CMR (les 11 milliards de DH financés par bons du Trésor) ou encore la contribution au titre du plan de départs volontaires. Quant aux efforts de réduction de la masse salariale, pressentie dans le cadre du plan Boussaïd, ils ne sont attendus qu’à partir de la loi de Finances 2006. Certes, il y a la position extérieure du pays, et la manne des avoirs, une donnée que le gouvernement marocain considère désormais comme structurelle. En réalité, plus qu’aux baromètres économiques, ces organismes accordent une importance particulière aux messages politiques des pays où ils interviennent, y compris lorsqu’il s’agit de promesses de réformes partiellement engagées. Et sur ce plan, le Maroc peut se targuer d’avoir été particulièrement dynamique au cours de ces derniers mois: discours royal sur l’INDH, réforme fiscale... Fort heureusement.Mohamed BENABID

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