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L'Edito

Bénéfice/risque

Par L'Economiste| Edition N°:1933 Le 06/01/2005 | Partager

Les affaires d’assainissement ont ceci de curieux, c’est qu’elles provoquent des dommages collatéraux qui peuvent parfois faire regretter des démarches pavées initialement de bonnes intentions. A cet égard, l’exemple des contrats spéciaux de formation est éloquent. La formule avait tout pour plaire. Elle a incontestablement permis de démocratiser un peu plus l’accès à la formation continue auprès de la PME marocaine alors même que le déficit à ce niveau reste important: à peine 3% des entreprises déclarées à la CNSS y recourent. Qu’on en juge. Rien qu’en 2003, 160.000 salariés ont pu en bénéficier pour un chiffre d’affaires de 175 millions de DH. Cela a aussi contribué, au passage, à développer tout un marché de la formation continue qui fait vivre près de 600 cabinets. Or, si l’on a pu atteindre de tels chiffres, c’est que justement les procédures étaient jusque-là incitatives pour les entreprises. Après le tintamarre médiatique de ce qui a été appelé le “scandale des CSF”, le système semble se rétracter. Aujourd’hui, il est question de verrouiller les procédures en renforçant le contrôle. C’est un peu comme si, au motif de vouloir prévenir les dérives, on avait contribué, sans le vouloir, à gripper la machine. Le ralentissement du délai de traitement des dossiers est, en tout cas, un indice inquiétant. Du coup, ceux qui anticipaient, à l’issue de cette affaire, des retombées salutaires pour l’ensemble du système en sont pour leurs frais. Fallait-il en arriver là, eu égard au volume des sommes détournées et que l’on estime à 70 millions de DH sur six ans! Dans de pareilles situations, les arbitrages tiennent compte du rapport bénéfice/risque. Nous sommes parfaitement d’accord, ceux qui sont à l’origine d’éventuelles malversations méritent d’être traduits en justice. Mais cela ne doit pas compromettre tout un édifice pour autant. Mohamed BENABID

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