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L'Edito

Accord

Par L'Economiste| Edition N°:1661 Le 12/12/2003 | Partager

Rabat le prévoyait dès le départ: ce sera plus difficile, plus long que Washington ne le pense pour entrer dans un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Le calendrier souhaité par les Américains était trop court. Autrement dit, le différentiel de développement demande un plus de préparation.D’abord, il faut bien s’assurer que l’accord ne va pas aller contre ce que la géographie a dessiné: le Maroc est le voisin de l’Europe et pas celui des Etats-Unis, cela ne changera jamais. Ensuite, depuis 2.000 ans, les gens eux-mêmes ont organisé des relations intimes, auxquelles ils n’ont aucune intention de renoncer. Si cet accord doit aller contre ce que la nature des gens et des choses a fait, alors ce ne sera qu’un bout de chiffon, uniquement signé pour fabriquer des problèmes à tout le monde. Ensuite, le Maroc a des intérêts organiques: le Sahara. Si l’alliance américaine ne permet pas de faire avancer nos intérêts, alors les Marocains ne pourront pas accepter de signer. In fine, chacun en est parfaitement persuadé, la liberté de commerce sera une bonne chose pour l’économie et la société marocaines, mais le Maroc n’est pas dans la situation du Canada ou le Mexique lorsqu’ils s’étaient engagés dans un même accord, il y a une dizaine d’années. Si les étapes sont brûlées, alors à la place des avantages que chacun espère, ce seront des problèmes inextricables qui vont surgir de partout. Nous savons tous au Maroc que nous ne devons pas continuer à entretenir une agriculture aussi peu productive, qu’il faut qu’elle se modernise et devienne efficace. Le processus est commencé. Il prendra encore au moins une dizaine d’années et c’est déjà aller vite, puisque l’on parle ici de la vie des gens. Nulle personne sensée n’oserait imaginer que l’on va tout bousculer, mettre la vie de la moitié des Marocains sens dessus dessous à toute vitesse, juste pour faire plaisir à nos amis américains. C’est cela qu’il faut bien mesurer.Nadia SALAH

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