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    L'Edito

    436 filiales

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5436 Le 22/01/2019 | Partager
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    La CDG aurait intérêt à passer l’année de son 60e anniversaire à se lisser les plumes, qu’elle a fort en bataille. Le rapport de la Cour des comptes devrait l’aider.

    En effet, il faut en profiter pour réviser ou confirmer les règles de la plus grande holding du pays, celle à qui, en plus, on confie nos retraites et nos cotisations-CNSS. Du fait de la position financière, la Caisse arrive souvent à dicter ses volontés.

    Pendant de longues années, jusqu’aux investissements dans les golfs vertement critiqués par l’opinion publique, la Caisse était hors champ de la reddition des comptes, au point d’avoir tenté, par exemple, de s’annexer la politique des PME. Elle n’en avait pas le mandat, et pour cause.

    Seul Mustapha Bakkoury en 2001 (PDG de Masen, président de la région Casa-Settat, engagé dans le PAM dont il fut SG de 2012 à 2016) s’est inquiété de cet orphelinat institutionnel de la Caisse. Dès son arrivée, il sensibilise son environnement  sur la faiblesse de la reddition des comptes, sur l’absence de vision à l’échelle gouvernementale (Cf. L’Economiste du 7 novembre 2001).

    Etait-il normal que la Caisse crée tout un groupe d’entreprises actives sur le petit marché boursier, alors qu’il y avait déjà trop de monde sur cette catégorie d’épargne. N’y a-t-on pas affaibli les compétences? La CDG a 436 filiales (bien lire: quatre cent trente-six!).

    N’est-ce pas un peu tout et n’importe quoi, dont par exemple Tours-Balzac, un immeuble avec le groupe Holmarcom, lequel n’a nul besoin de ce genre de béquille? Et encore des universités et des hôtels qu’elle lance avant de devoir les secourir quelques années plus tard? Dans le même sens, on ne sait pas pourquoi le plan nanotechnologie a échoué. Et on ignore pourquoi la CDG n’explique pas son plan-arbres, que la Cour condamne sans connaître.

    Il y a du travail pour refaire le modèle de la Caisse. L’opportunité ne pouvait pas mieux tomber.

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