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    L'Edito

    20 février

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5457 Le 20/02/2019 | Partager
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    Pour vous, le Mouvement du 20 février, qu’est-ce que c’était? Une majorité répond au présent, signe que l’affaire n’est peut-être pas finie.

    L’enquête de L’Economiste-Sunergia, au printemps 2011, montrait une prise de distance avec les activistes, islamistes ou gauchistes, ne sachant pas fixer leur projet politique.

    Le Palais, lui, offrait, via une nouvelle Constitution, de transformer les relations entre les citoyens et le/les pouvoir(s).

    Ce n’était pas la première fois. Dès les premières années de son règne, Mohammed VI avait parlé d’une double évolution, une sur le rôle des walis et gouverneurs, l’autre sur les liens entre le Palais et les gens.

    La première a été réalisée. La deuxième n’a intéressé personne, pas même les spécialistes en «agit-prop» (agitation et propagande). Maintenant peu se souviennent de cette ancienne proposition, qui fut la bienvenue dans l’urgence des printemps arabes: elle avait déjà été pensée.

    Curieusement, la Constitution est rarement citée comme suite importante du «20 février». Elle est présentée souvent comme le remède à un lien social qui s’effrite. Mais cela paraît abscons à la majorité.

    Malheureusement, les travaux de l’IRES, en 2014, sur ce sujet ne sont toujours pas publics. Ce qui montre au passage que l’évolution n’est pas uniforme. Loin s’en faut.

    Ainsi les Marocains n’ont pas eu droit à leur liberté de conscience: les islamistes de diverses tendances y sont opposés, menaçant de mettre le pays sens dessus-dessous, comme en Tunisie, en Egypte… Le Palais a tenu bon sur le reste, comme l’égalité constitutionnelle homme-femme.

    La commission constituante fut prise en défaut sur les nominations de fonctionnaires, confiées très largement au seul gouvernement. Les Frères musulmans, obédience influente au Maroc, ne cachent pas que leur méthode pour conquérir un pays, c’est de noyauter l’Etat.

    La paix civile, qui caractérise bizarrement le Printemps arabe au Maroc, leur en laisse le champ.

     

     

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