×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

«20 février»

Par L'Economiste| Edition N°:3562 Le 29/06/2011 | Partager

27 milliards de DH générés par les investissements dans le Grand Casablanca en 2010. C’est une grosse somme pour la première ville économique du pays. Pour les autorités, les projets retenus se sont révélés de bien meilleure qualité que ceux des années passées et ont permis un plus grand nombre d’emplois. Et plus de 6.000 ha de parcs d’activités devraient répondre à la demande économique à l’horizon 2030. Des investissements de cet ordre signifient en principe de l’argent en plus pour la métropole.
Sur le papier, tout cela est très bien. Mais et il y a un grand Mais: où va aller tout cet argent? Sera-t-il utilisé à bon escient? Le quotidien des Casablancais sera-t-il pour autant amélioré? La ville a vite grandi. Trop vite même. Casablanca s’est lancée, à en perdre haleine, à la course au développement qui a connu et connaît beaucoup de dérives. Elle traîne encore trop de boulets: ordures et pollution qui font d’elle une «Casanégra», un transport urbain chaotique, une quasi-absence d’aires de jeux, de loisirs et d’espaces verts. Sans oublier les célèbres trous qui font aujourd’hui la notoriété de la ville. Et lorsqu’il s’agit d’entretenir des boulevards, les responsables se mettent tous aux abonnés absents. Triste tableau.
Aujourd’hui pointé du doigt, le système de gouvernance de Casablanca l’enferme dans un cercle vicieux. Les sessions du Conseil de la ville, quand elles se tiennent, sont de véritables cirques où tout le monde s’empoigne pour un résultat nul. Durant toutes ces années, trop de lobbies ont bâti leur prospérité au mépris des intérêts collectifs.
Alors, à quoi cela sert-il d’avoir de grands projets si tout le reste ne suit pas. Il faut arrêter de se moquer des électeurs et de mettre fin au rafistolage.
Au final, Casablanca a besoin de son propre «20 février».

 

Meriem OUDGHIRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc