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L'Edito

11 septembre

Par L'Economiste| Edition N°:3611 Le 08/09/2011 | Partager

Certains anniversaires peuvent être sinistres. Dans trois jours par exemple, les 10 ans du 11 septembre. Si les condamnations sont unanimes sur ces attentats qui ont envoyé valdinguer les repères habituels, il y a en revanche moins de certitudes sur les réponses qui leur ont été apportées. Il faut prendre une loupe pour en détecter les bienfaits et un microscope pour retrouver l’impact sur la paix et la sécurité dans le monde. Tout se passe comme si l’après-11 septembre n’avait contribué qu’à rajouter une strate de complexité dans un monde de moins en moins sûr. L’état des lieux, 10 ans après, révèle en tout cas une inquiétante fragilité.
Il y avait déjà les conflits insolubles du Moyen-Orient, les crises larvées sino-japonaises ou coréennes. Il faut désormais compter avec les bourbiers afghans, irakiens et tout récemment libyens. On pensait que l’idéologie extrémiste en cette décennie était surtout islamiste. On découvre, un mois de juillet 2011, à Oslo, que le terrorisme peut avoir d’autres «religions»…
C’est vrai, en relatif, que l’hydre terroriste est affaiblie avec la disparition de Ben Laden et que l’après-Bush a un peu apaisé les rancoeurs arabes.
C’est vrai, en absolu, que les dépenses militaires engagées dans la lutte antiterroriste ont explosé. Mais cela ne saurait en aucun cas dissimuler l’impression générale de rapports de force, d’une guerre cognitive aux objectifs inavoués et où les histoires ont toujours un début mais rarement une fin. Les grandes puissances sont prises parfois dans des contradictions flagrantes, au point de faire douter de la bonne foi affichée et de la crédibilité des motivations avancées. Les droits de l’homme deviennent ainsi un prétexte au droit d’ingérence en Libye mais bizarrement pas en Syrie.
Ce qui est certain, c’est que cette décennie aura été incontestablement le théâtre d’événements dont les conséquences à long terme ne sont pas forcément mesurées.

Mohamed benabid

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