L'Edito

Trash

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5163 Le 07/12/2017 | Partager
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Continuer de reproduire les mêmes actes y compris quand ils sont dangereux. Voilà des indices de comportements pathologiques. Comment sauver à ce titre l’Amérique de la folie furieuse de sa politique?
Washington D.C. ne pouvait sans doute rien trouver de mieux que de déplacer son ambassade à Al Qods. Une telle décision revient à jouer à une stratégie d’échecs en ignorant une pièce essentielle: l’équilibre délicat des intérêts dans la région. Un équilibre qui a été régulièrement malmené.

L’Amérique expérimente depuis des années la répression au Proche- Orient au nom de la «démocratie». Nous en connaissons les résultats: un bourbier politico-ethnico-religieux avec ses milliers de morts, majoritairement des civils, doublé d’un chaos dont la planète ne se relève pas. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, prendre position de manière tranchée c’est plaider pour un monde toujours aussi injuste, incertain, chaotique.

En exacerbant les colères populaires, ces développements font bien plus de mal à la sécurité internationale que la course désespérée de jihadistes en haillons traqués dans les vallées de l’Euphrate. Cette radicalisation américaine constitue un événement unique dans l’histoire du dossier palestinien. Non pas que le prédécesseur de Trump ait été particulièrement brillant.

Contrairement à une thèse mythifiante, les démocrates n’ont jamais été irréprochables dans leur politique étrangère. C’est bien Obama qui formulait en 2011 le souhait de voir la Palestine intégrer l’ONU avant d’opposer son veto à ce projet l’année suivante! La seule différence, c’est que les démocrates semblaient plus soucieux de la forme. Avec Trump, le monde arabo-musulman sait à quoi s’en tenir. Au moins les choses sont plus directes, le discours moins châtié. Plus trash.

 

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