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| Législatives 2007 Le CCDH cautionne... |
| · Un bilan relativement positif · De «petites» irrégularités constatées · Le taux de participation, un fait à prendre en considération Les législatives du 7 septembre resteront, certainement, gravées dans l’histoire comme étant les premières élections transparentes. De fait, ce rendez-vous électoral a été marqué par la présence de nombreux observateurs internationaux. «Ce choix exprime une volonté politique de tourner la page et de consolider la pratique démocratique dans notre pays», a déclaré Ahmed Herzenni, président du Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), lors d’un point de presse tenu hier à Rabat pour présenter une évaluation préliminaire sur la mission d’observation. Rappelons que cette tâche a été confiée aux observateurs nationaux et étrangers sous l’égide du CCDH. «Globalement, le scrutin s’est déroulé dans un climat de transparence et sous la neutralité des autorités», souligne Herzenni. «Toutefois, il faut noter que certaines irrégularités ont été constatées», précise-t-il. Notamment par l’utilisation des moyens publics par certains candidats. D’autres n’ont pas hésité à continuer la campagne électorale même durant la journée du vote. Par ailleurs, dans plusieurs bureaux de vote, on a pu regretter l’absence des contrôleurs représentant les partis politiques. Mais, dans l’ensemble, le bilan est positif selon les premiers éléments fournis par les observateurs nationaux et étrangers. Toutefois, cet avis favorable sur les conditions de déroulement des élections n’est pas partagé par le Collectif associatif des observateurs nationaux. Herzenni admet, en réponse, quelques dysfonctionnements. «On peut comprendre l’existence de problèmes d’organisation et de gestion, car nous sommes encore dans une phase d’apprentissage en matière d’observation des élections», répond-il. Enfin, concernant le taux de participation, extrêmement faible, Herzenni recommande de se pencher sérieusement sur la question. Il y a plusieurs messages à lire et c’est aux spécialistes de les décrypter. Nour Eddine EL AISSI |