L'industrie de la contrefaçon se mondialise
 
· Elle est liée à différentes mafias et parfois au terrorisme

Le directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle français (INPI), en visite en Corée du Sud, a déclaré jeudi 14 avril que l’industrie de la contrefaçon se mondialisait et était liée à différentes mafias et parfois au terrorisme. Benoît Battistelli a déclaré à l’AFP que la lutte contre les contrefaçons devait coordonner sa réponse en s’internationalisant de la même manière. Le phénomène «s’élargit et devient de plus en plus industriel. Il ne concerne pas seulement de petits fabricants qui essaient de copier des produits de marque mais des réseaux organisés internationalement», a-t-il dit. Ces réseaux sont liés au crime organisé international et dans certains cas au terrorisme, a ajouté Battistelli. «Cela implique des efforts coordonnés de tous les pays concernés pour démasquer, remonter la piste et détruire les réseaux du crime organisé international», a-t-il dit. «Nous savons que certains réseaux sont impliqués dans des trafics de drogue, d’armes et, dans certains cas, sont liés à des activités terroristes», a-t-il ajouté. Il a estimé que d’autres pays devraient suivre l’exemple de la France et adopter des lois punissant non seulement les producteurs et distributeurs mais aussi les consommateurs d’imitation. «Nous avons constaté que cela était très efficace. Aujourd’hui, il n’existe presque plus de fabricants de contrefaçons en France», a-t-il dit, précisant qu’un producteur pouvait recevoir une forte amende pour avoir produit un seul faux T-shirt. La production de contrefaçons représente 10% du commerce mondial, soit 500 milliards d’euros par an, a ajouté Battistelli qui effectue une visite de trois jours en Corée du Sud.

Synthèse L’Economiste