L'Edito

Palestine

Par | Edition N°:873 Le 13/10/2000 | Partager

La tension monte en Palestine à tel point que chacun s’attend à un week-end de guerre. Mais quelle guerre? Est-ce une guerre quand une armée attaque une population civile, qui n’a pour la défendre qu’une poignée de policiers et des adolescents lançant des pierres? Non, c’est une tentative de génocide; une élimination ethnique pour régler par le feu et la violence le problème d’un peuple qui cherche une terre depuis cinquante ans.Israël ira loin et ce, pour deux raisons. D’abord, il a perdu des hommes et l’idéologie sioniste est d’aller systématiquement très au-delà de la loi du Talion. Il lui faut faire plus de victimes chez l’ennemi pour étancher la soif de vengeance de sa population. La deuxième raison est que l’Etat israélien est tout mépris pour l’environnement arabe en général et les Palestiniens en particulier, même quand la paix était en négociation: Israël se donne le droit de refuser aux Palestiniens d’avoir un Etat.Il est aujourd’hui évident que les Palestiniens ne peuvent pas se sortir seuls du ghetto géographique et politique dans lequel Israël les a enfermés. Même la conjoncture internationale avec les élections américaines est contre eux. Al Gore a choisi un vice-président juif et son concurrent ne peut que surenchérir.Il ne reste que le Monde arabe pour secourir les Palestiniens. Un sommet est prévu, mais il faut plus que des discours. Une guerre arabo-israélienne semble exclue, mais le Monde arabe n’est pas sans moyens de pression. Le pétrole peut jouer un rôle important, tout comme la diplomatie avec l’Europe, qui s’offusque, mais n’agit pas; elle l’a bien fait contre Milosevic.Les gouvernements arabes ne doivent pas rester inactifs: leurs peuples, profondément bouleversés, ne le leur pardonneraient pas.Khalid BELYAZID

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc